- 14 Décembre 2016
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- Localité
- Paris
- Véhicule
- Toyota Prius 4
cinq chauffeurs VTC déposent plainte pour traite d’êtres humains contre Uber
cinq chauffeurs accompagnés par le syndicat INV ont décidé de poursuivre la plateforme au pénal, après le décès de plusieurs d’entre eux. L’organisation dénonce la vulnérabilité et la précarité dans lesquelles Uber les maintient.
«Cette année, il y a eu plusieurs chauffeurs décédés de crises cardiaques ou d’AVC alors qu’ils conduisaient. Ça a été le déclic», raconte Brahim Ben Ali, à la tête de l’organisation syndicale INV.
Depuis plusieurs semaines, les chauffeurs VTC multiplient les mouvements de grève, défilent devant le siège d’Uber, klaxonnent au pied du ministère de l’Economie, mènent des opérations de blocage… Les travailleurs reprochent à la plateforme Uber d’avoir considérablement baissé les rémunérations, de les maintenir dans la précarité, et au gouvernement de les laisser faire.
A défaut d’obtenir gain de cause, cinq d’entre eux ont décidé de poursuivre cette entreprise au pénal, actant une escalade dans le conflit qui les oppose. Selon nos informations, le groupe a déposé mardi 30 juin, par le biais de son avocat, Me Samir Kahoul, une plainte pour «traite d’êtres humains» au parquet de Paris. Elle est motivée, sur plusieurs dizaines de pages, par de nombreuses données accumulées lors des quelque 300 procédures ouvertes au conseil des prud’hommes par le syndicat INV qui accompagne les plaignants pour obtenir la requalification de contrats de travail et faire reconnaître les liens de subordination entre la plateforme et les conducteurs
cinq chauffeurs accompagnés par le syndicat INV ont décidé de poursuivre la plateforme au pénal, après le décès de plusieurs d’entre eux. L’organisation dénonce la vulnérabilité et la précarité dans lesquelles Uber les maintient.
«Cette année, il y a eu plusieurs chauffeurs décédés de crises cardiaques ou d’AVC alors qu’ils conduisaient. Ça a été le déclic», raconte Brahim Ben Ali, à la tête de l’organisation syndicale INV.
Depuis plusieurs semaines, les chauffeurs VTC multiplient les mouvements de grève, défilent devant le siège d’Uber, klaxonnent au pied du ministère de l’Economie, mènent des opérations de blocage… Les travailleurs reprochent à la plateforme Uber d’avoir considérablement baissé les rémunérations, de les maintenir dans la précarité, et au gouvernement de les laisser faire.
A défaut d’obtenir gain de cause, cinq d’entre eux ont décidé de poursuivre cette entreprise au pénal, actant une escalade dans le conflit qui les oppose. Selon nos informations, le groupe a déposé mardi 30 juin, par le biais de son avocat, Me Samir Kahoul, une plainte pour «traite d’êtres humains» au parquet de Paris. Elle est motivée, sur plusieurs dizaines de pages, par de nombreuses données accumulées lors des quelque 300 procédures ouvertes au conseil des prud’hommes par le syndicat INV qui accompagne les plaignants pour obtenir la requalification de contrats de travail et faire reconnaître les liens de subordination entre la plateforme et les conducteurs














