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Info 5 chauffeurs VTC déposent plainte pour traite d’êtres humains contre Uber


Info 5 chauffeurs VTC déposent plainte pour traite d’êtres humains contre Uber


AZF

La passion du VTC
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MODO
VTC
14 Décembre 2016
7 242
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Localité
Paris
Véhicule
Toyota Prius 4
"Une plainte novatrice" : cinq chauffeurs VTC déposent plainte pour traite d'êtres humains contre l'entreprise Uber
"Il s'agit de démontrer qu'il existe un acte de recrutement massif en vue d'exploitation", explique leur avocat

Cinq chauffeurs VTC déposent plainte, accompagnés par le syndicat FO INV, pour traite d'êtres humains contre l'entreprise Uber, a appris francenfo, mercredi 1er juillet, auprès de leur avocat, Maître Samir Kahoul, confirmant une information de Libération(Nouvelle fenêtre).

"Il s'agit de démontrer qu'il existe un acte de recrutement massif en vue d'exploitation", explique l'avocat. Uber "recrute massivement une population ciblée, des personnes précarisées, [...] pour les rendre dépendantes économiquement", poursuit-il.

Les cinq chauffeurs ont "des profils qui montrent une exploitation des chauffeurs et une dégradation des conditions de travail", souligne leur avocat : ils présentent des "maladies qui sont devenues récurrentes" à cause de leur métier, poursuit-il citant, parmi les cinq plaignants, de nombreux problèmes "de santé mentale", "d'arthrose" et des "problèmes de prostate".

Selon Me Kahoul, les problèmes de santé découlent de la baisse de la rémunération sur la plateforme Uber : "Ils [les chauffeurs] sont obligés d'accumuler des heures de connexion, [...] et rester connectés 12 ou 13 heures par jour, 7 jours sur 7, 365 jours par an" pour se "dégager un salaire".
"Ça nuit à leur santé mentale et physique."
Maître Samir Kahoul, avocat
C'est une "plainte novatrice et assez ambitieuse", concède l'avocat, car il s'agit d'une "infraction où on a très peu de jurisprudence". "On a estimé que les éléments constitutifs" de la traite d'êtres humains "étaient réunis, on peut au moins avoir un débat judiciaire, ça mérite un débat public", estime-t-il, mentionnant une plainte "symbolique et philosophique".

Si le parquet de Paris décide de mener des poursuites, "plein d'autres plaignants vont s'ajouter", explique Me Samir Kahoul. "J'ai un chauffeur VTC qui a fait un AVC dans son véhicule", mais aussi "des exemples de crises cardiaques" ou "des ruptures d'anévrisme" chez des chauffeurs dans leur véhicule : "C'est un phénomène assez global, qui n'est pas pris au sérieux."

Uber rejette ces accusations
Uber, qui assure être "pleinement ouvert au débat sur le modèle des plateformes", rejette "catégoriquement ces accusations". "Les 65 000 chauffeurs qui utilisent Uber pour travailler sont des professionnels qui exercent dans un cadre juridique strict incluant des obligations et des droits", ajoute l'entreprise, avant de conclure : "Uber demeure mobilisé pour que la négociation collective, qui a déjà produit plusieurs accords notamment sur les revenus, continue d’améliorer les conditions d’activité des chauffeurs."
En avril dernier, les plateformes de livraison Deliveroo et Uber Eats avaient été visées par une plainte de quatre associations de livreurs pour traite d'êtres humains, une procédure jusque-là inédite.

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Réactions: Azeyme


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