- 14 Décembre 2016
- 7 155
- 7 392
- Localité
- Paris
- Véhicule
- Toyota Prius 4
Mobilisation des VTC : Un « Acte 3 » de Colère devant le nouveau siège d'Uber ce 12/05/2026
Le 12 mai 2026, l'ambiance était électrique dans le 20ème arrondissement de Paris. Dès le début de la journée, de nombreux chauffeurs VTC ont convergé vers les nouveaux locaux d'Uber situé au 31 avenue Léon Gaumont dans le 20ème arrondissement de Paris, pour exprimer leur ras-le-bol face à ce qu'ils qualifient de « conditions d'esclavage moderne

Cette action s'inscrit dans le cadre de l'Opération Black-Out Acte 3, un préavis de manifestation officiellement déposé début mai par le syndicat de chauffeurs majoritaire FO-INV .
La mobilisation intervient dans un contexte de tension extrême pour la profession. Les chauffeurs dénoncent notamment l'explosion des prix du carburant et des commissions Uber qui dépassent désormais les 45%
L'arrivée des manifestants a été accueillie par un important dispositif des forces de l'ordre, formant une ligne entre les manifestants et les locaux.
Les policiers ont rapidement « parqué » les chauffeurs, menaçant de charger s'ils ne restaient pas sur le trottoir ceci est du aux graffitis inscrits sur la façade du siege UBER .
La présence de forces de l'ordre importantes indique que les autorités anticipaient des tensions potentielles, reflétant la sensibilité du dossier.

Malgré cette pression, la détermination est restée intacte, marquée par l'utilisation de fumigènes et le déploiement de très grandes banderoles sur les véhicules.

Les murs des nouveaux bureaux d'Uber n'ont pas été épargnés, arborant des messages explicites tels que : « Uber = mort du VTC » ou encore « L’État m’a ruiné, UBER m’a tué », le caractère radical de l'action (blocage, graffiti sur les locaux) montre une escalade dans la contestation.

Ces inscriptions témoignent du désespoir d'une partie de la profession qui estime que le modèle économique imposé par les plateformes met en péril leur activité et leurs conditions de vie. Les chauffeurs semblent avoir épuisé les voies de négociation traditionnelles et passent à des actions plus offensives.
Entre survie économique et bataille juridique c'est un conflit structurel
Cette manifestation s'inscrit dans une série de mobilisations récurrentes des VTC depuis plusieurs années. En décembre 2023, déjà, plus de 3 000 chauffeurs avaient bloqué le périphérique parisien .

Des actions similaires avaient eu lieu en 2025.
La répétition de ces mouvements témoigne d'un malaise profond dans le secteur du VTC, tiraillé entre :
- La nécessité de travailler via les plateformes pour avoir du volume
- L'impossibilité de vivre décemment de cette activité

Le mouvement, dénonce une précarité devenue insoutenable. Plusieurs points de tension majeurs ont été soulevés :
L'exploitation financière : Les chauffeurs dénoncent des « prix prédateurs » de 0,60 € par kilomètre et l'absence de paiement des temps d'approche. Avec l'explosion du prix des carburants liée à la crise au Moyen-Orient, certains chauffeurs témoignent ne plus pouvoir se nourrir et devoir recourir aux Restos du Cœur.
Une victoire juridique importante a été évoquée concernant le Tribunal Administratif de Paris, qui a ouvert une brèche sur le dégrèvement de la TVA. Les chauffeurs revendiquent le droit de déclarer leur revenu net et non le brut commission incluse, mettant les services fiscaux de Bercy « en PLS » selon les termes d'un porte-parole.
Une présence politique marquante, la députée européenne Leïla Chaibi (La France Insoumise) et la deputée Ségolène Amiot (NFP) ont fustigé ces plateformes qui dictent tout (horaires, tarifs, conditions) sans assumer les responsabilités d'un employeur.était présente lors de ce rassemblement.

Leïla Chaibi spécialiste des questions liées aux plateformes numériques, porte au Parlement européen un combat pour la reconnaissance des droits des travailleurs des plateformes
Son implication dans ce dossier n'est pas nouvelle : elle mène depuis plusieurs années une bataille législative contre l'uberisation et pour la présomption de salariat des travailleurs des plateformes.elles ont fustigé ces plateformes qui dictent tout (horaires, tarifs, conditions) sans assumer les responsabilités d'un employeur.
Leïla Chaibi a réitéré son soutien total aux travailleurs, appelant à ne « rien lâcher » pour obtenir le changement de la loi et la transposition de la directive européenne sur les travailleurs des plateformes. Elle a dénoncé le fait que les chauffeurs paient eux-mêmes les cotisations sociales patronales au profit de la plateforme.
De leur côté, les représentants syndicaux ont critiqué l'ARPE, demandant sa dissolution car elle ne permettrait de négocier que « le poids de leurs chaînes ».

La mobilisation ne compte pas s'arrêter là. Une plainte pour traite des êtres humains et travail dissimulé est en cours. Les manifestants ont déjà donné rendez-vous pour une nouvelle action à la fin du mois devant Bercy pour exiger un gel des cotisations sociales et l'arrêt de la pression fiscale sur une profession à bout de souffle.
Comme l'a rappelé Brahim BENALI representant syndical FO -INV « La plume est plus forte que l'épée » ; la bataille médiatique et judiciaire ne fait que commencer.
Cette manifestation devant les locaux d'Uber à Paris 20 illustre la persistance d'un conflit social majeur dans le secteur des transports. Derrière les graffiti et les voitures bloquées, c'est tout un modèle économique et social qui est interrogé.
La présence de Leïla Chaibi et le relais politique au niveau européen offrent une perspective de résolution législative, mais le chemin reste long vers une reconnaissance pleine et entière des droits des chauffeurs VTC.
La balle est désormais dans le camp des décideurs politiques et des plateformes.
Le 12 mai 2026, l'ambiance était électrique dans le 20ème arrondissement de Paris. Dès le début de la journée, de nombreux chauffeurs VTC ont convergé vers les nouveaux locaux d'Uber situé au 31 avenue Léon Gaumont dans le 20ème arrondissement de Paris, pour exprimer leur ras-le-bol face à ce qu'ils qualifient de « conditions d'esclavage moderne

Cette action s'inscrit dans le cadre de l'Opération Black-Out Acte 3, un préavis de manifestation officiellement déposé début mai par le syndicat de chauffeurs majoritaire FO-INV .
La mobilisation intervient dans un contexte de tension extrême pour la profession. Les chauffeurs dénoncent notamment l'explosion des prix du carburant et des commissions Uber qui dépassent désormais les 45%
L'arrivée des manifestants a été accueillie par un important dispositif des forces de l'ordre, formant une ligne entre les manifestants et les locaux.
Les policiers ont rapidement « parqué » les chauffeurs, menaçant de charger s'ils ne restaient pas sur le trottoir ceci est du aux graffitis inscrits sur la façade du siege UBER .
La présence de forces de l'ordre importantes indique que les autorités anticipaient des tensions potentielles, reflétant la sensibilité du dossier.

Malgré cette pression, la détermination est restée intacte, marquée par l'utilisation de fumigènes et le déploiement de très grandes banderoles sur les véhicules.

Les murs des nouveaux bureaux d'Uber n'ont pas été épargnés, arborant des messages explicites tels que : « Uber = mort du VTC » ou encore « L’État m’a ruiné, UBER m’a tué », le caractère radical de l'action (blocage, graffiti sur les locaux) montre une escalade dans la contestation.

Ces inscriptions témoignent du désespoir d'une partie de la profession qui estime que le modèle économique imposé par les plateformes met en péril leur activité et leurs conditions de vie. Les chauffeurs semblent avoir épuisé les voies de négociation traditionnelles et passent à des actions plus offensives.
Entre survie économique et bataille juridique c'est un conflit structurel
Cette manifestation s'inscrit dans une série de mobilisations récurrentes des VTC depuis plusieurs années. En décembre 2023, déjà, plus de 3 000 chauffeurs avaient bloqué le périphérique parisien .

Des actions similaires avaient eu lieu en 2025.
La répétition de ces mouvements témoigne d'un malaise profond dans le secteur du VTC, tiraillé entre :
- La nécessité de travailler via les plateformes pour avoir du volume
- L'impossibilité de vivre décemment de cette activité

Le mouvement, dénonce une précarité devenue insoutenable. Plusieurs points de tension majeurs ont été soulevés :
L'exploitation financière : Les chauffeurs dénoncent des « prix prédateurs » de 0,60 € par kilomètre et l'absence de paiement des temps d'approche. Avec l'explosion du prix des carburants liée à la crise au Moyen-Orient, certains chauffeurs témoignent ne plus pouvoir se nourrir et devoir recourir aux Restos du Cœur.
Une victoire juridique importante a été évoquée concernant le Tribunal Administratif de Paris, qui a ouvert une brèche sur le dégrèvement de la TVA. Les chauffeurs revendiquent le droit de déclarer leur revenu net et non le brut commission incluse, mettant les services fiscaux de Bercy « en PLS » selon les termes d'un porte-parole.
Une présence politique marquante, la députée européenne Leïla Chaibi (La France Insoumise) et la deputée Ségolène Amiot (NFP) ont fustigé ces plateformes qui dictent tout (horaires, tarifs, conditions) sans assumer les responsabilités d'un employeur.était présente lors de ce rassemblement.

Leïla Chaibi spécialiste des questions liées aux plateformes numériques, porte au Parlement européen un combat pour la reconnaissance des droits des travailleurs des plateformes
Son implication dans ce dossier n'est pas nouvelle : elle mène depuis plusieurs années une bataille législative contre l'uberisation et pour la présomption de salariat des travailleurs des plateformes.elles ont fustigé ces plateformes qui dictent tout (horaires, tarifs, conditions) sans assumer les responsabilités d'un employeur.
Leïla Chaibi a réitéré son soutien total aux travailleurs, appelant à ne « rien lâcher » pour obtenir le changement de la loi et la transposition de la directive européenne sur les travailleurs des plateformes. Elle a dénoncé le fait que les chauffeurs paient eux-mêmes les cotisations sociales patronales au profit de la plateforme.
De leur côté, les représentants syndicaux ont critiqué l'ARPE, demandant sa dissolution car elle ne permettrait de négocier que « le poids de leurs chaînes ».

La mobilisation ne compte pas s'arrêter là. Une plainte pour traite des êtres humains et travail dissimulé est en cours. Les manifestants ont déjà donné rendez-vous pour une nouvelle action à la fin du mois devant Bercy pour exiger un gel des cotisations sociales et l'arrêt de la pression fiscale sur une profession à bout de souffle.
Comme l'a rappelé Brahim BENALI representant syndical FO -INV « La plume est plus forte que l'épée » ; la bataille médiatique et judiciaire ne fait que commencer.
Cette manifestation devant les locaux d'Uber à Paris 20 illustre la persistance d'un conflit social majeur dans le secteur des transports. Derrière les graffiti et les voitures bloquées, c'est tout un modèle économique et social qui est interrogé.
La présence de Leïla Chaibi et le relais politique au niveau européen offrent une perspective de résolution législative, mais le chemin reste long vers une reconnaissance pleine et entière des droits des chauffeurs VTC.
La balle est désormais dans le camp des décideurs politiques et des plateformes.
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