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Info Livreurs : INV et 1 avocat dénonce et décrypte l'accord qui fait passer la remunération de 11,75€ brut à 19€


Info Livreurs : INV et 1 avocat dénonce et décrypte l'accord qui fait passer la remunération de 11,75€ brut à 19€


AZF

La passion du VTC
PREMIUM
MODO
VTC
14 Décembre 2016
7 273
7 518
Localité
Paris
Véhicule
Toyota Prius 4
Avec ces temps de canicule j'évite de trop faire chauffer mon cerveau du coup j'ai élaboré avec mon ami IA un décryptage de la situation..restons vigilants et exigeons des études d'impact basées sur des données réelles, et non sur des promesses algorithmiques..

INV et 1 avocat denonce et décrypte l'accord qui fait passer la remunération de 11,75€ brut à 19€, avancée historique ou régression déguisée ? Le décryptage.
Suite à la signature récente de l'accord entre les plateformes (Uber Eats, Deliveroo) et les organisations syndicales, notamment Union Indépendants (syndicat majoritaire) et la FNAE, une vague d'articles de presse qualifie cet événement d'« avancée historique ». Le revenu minimal passerait ainsi de 11,75 € à 19 € brut de l'heure.

Cependant, au-delà de l'euphorie médiatique relayée par certains influenceurs et journaux, une analyse technique rigoureuse, menée par des acteurs du secteur (dont l'analyste Kevin Mention et le militant VTC Brahim Benali), invite à la plus grande prudence. Cet accord présente des failles structurelles majeures qui pourraient transformer cette "victoire" en piège économique.



I. Les trois pièges techniques de l'accord

Contrairement aux apparences, les 19 € annoncés ne correspondent pas à un salaire horaire réel garanti. Trois mécanismes fondamentaux viennent obscurcir la réalité de la rémunération :

1. La distinction entre "temps de course" et "temps de travail"
Le point le plus critique réside dans la définition de l'heure payée. Les 19 € ne s'appliquent pas à l'heure de connexion (temps total de travail), mais uniquement à l'heure "en course".
* La réalité terrain : Le temps passé à attendre une commande, à errer sans mission ou à attendre au restaurant n'est pas rémunéré.
* L'impact : Avec une surcharge de coursiers sur les plateformes (recrutement massif, travailleurs sans papiers contraints à de longs horaires), le ratio coursiers/courses est déséquilibré.
* Exemple concret : Si vous effectuez deux courses de 15 minutes avec 30 minutes d'attente entre les deux, votre taux horaire réel chute mécaniquement à 9,50 €/h, loin des 19 € promis.

2. L'opacité du calcul algorithmique (Temps estimé vs Temps réel)
Le calcul de la rémunération ne se base pas sur le temps réellement passé, mais sur une durée estimée par l'algorithme d'Uber ou Deliveroo.
* Le problème : Les temps d'attente au restaurant (commande non prête) ou devant le client (qui ne répond pas) sont exclus du calcul rémunéré.
* Exemple concret : Un coursier attend 15 min au restaurant, 10 min devant le client, et met 15 min pour livrer. Temps réel : 40 min. Temps potentiellement retenu et payé par la plateforme : 15 min (la durée estimée de la livraison seule).

3. Le lissage par la moyenne hebdomadaire
Il ne s'agit pas d'un minimum garanti à l'heure ou à la course, mais d'une moyenne calculée sur la semaine.
* La conséquence : Les heures très rémunératrices (soirs de match, pics d'activité avec primes) servent à compenser les heures creuses où le revenu est faible.
* L'absence de complément : Si vous atteignez 25 €/h un soir mais seulement 15 €/h le reste de la semaine, la moyenne suffit à valider l'accord. Aucune compensation n'est versée pour les heures en dessous du seuil.

II. Le spectre d'une baisse de revenus

Un élément souvent ignoré est le historique des rémunérations. Selon les propres déclarations des plateformes pour l'année 2023 (source rapport ARPE), le revenu moyen versé était déjà de 22,70 € et 28,70 € selon les plateformes.

Analyse : Si les plateformes payaient déjà en moyenne plus de 19 € (bien que ce soit une moyenne incluant les pics), fixer un seuil de garantie à 19 € (calculé de manière opaque) pourrait en réalité acter une baisse des revenus ou un alignement vers le bas, plutôt qu'une augmentation.

III. Le parallèle avec le secteur VTC

Brahim Benali, figure du secteur VTC, rappelle que cette situation est un "déjà-vu". Il y a quelques années, des accords similaires avaient été présentés comme des victoires pour les chauffeurs VTC, avec des promesses d'augmentation de revenus. La réalité du terrain, quelques années plus tard, a été bien différente.
* Le constat : Refuser de juger un accord sur des communiqués de presse enthousiastes est une nécessité. Seuls les résultats concrets sur les fiches de paie comptent.
* L'absence de transparence : Aucune étude d'impact indépendante n'a été présentée pour démontrer, données réelles à l'appui, combien de livreurs verront effectivement leurs revenus augmenter.

Avantages et Inconvénients pour les livreurs

Pour clarifier la situation, voici une liste objective des impacts potentiels de cet accord :

AVANTAGES POTENTIELS (Théoriques)
* Revalorisation nominale : Augmentation du taux de référence de 11,75 € à 19 €, ce qui reste psychologiquement et contractuellement un progrès par rapport à l'ancien seuil.
* Cadre légal : Renforcement de la régulation via l'ARPE et reconnaissance formelle d'un plancher de rémunération (même imperfectible).
* Protection relative : Possibilité pour les livreurs les moins performants ou ceux subissant des temps d'attente raisonnables de bénéficier d'un filet de sécurité lors des périodes creuses (si la moyenne hebdomadaire est respectée).

INCONVÉNIENTS MAJEURS (Pratiques)
* Non-rémunération de l'attente : Le problème économique principal (l'attente entre deux courses) n'est pas résolu. Le temps de connexion reste non payé.
* Opacité algorithmique : Le travailleur reste dépendant de l'estimation de temps de la plateforme, qu'il ne peut ni contester facilement ni vérifier en temps réel.
* Lissage des revenus (Averaging) : Les efforts supplémentaires (nuit, intempéries, week-end, charges lourdes) ne sont pas rémunérés individuellement mais noyés dans la moyenne hebdomadaire.
* Risque de baisse : Pour les livreurs efficaces réalisant déjà plus de 19€/h de revenu réel, cet accord pourrait servir de prétexte aux plateformes pour réduire les primes ou ajuster les tarifs à la baisse.
* Complexité de contrôle : Il est quasi impossible pour un travailleur indépendant de vérifier si la moyenne hebdomadaire est respectée sans un accès total aux données brutes de la plateforme.


Cet accord, signé par Union Indépendants et la FNAE, ressemble davantage à une opération de communication qu'à une refonte structurelle du modèle économique des livreurs. La prudence est de mise : comme pour les VTC, il faudra attendre les premières compensations de septembre pour constater la réalité de cette "avance historique".

je vous joins les 2 observations de BENALI et Maitre MENTION

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Réactions: Shibani


Aurelvtc

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19 Mai 2025
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Localité
Rennes
Les gens qui ont signé ce truc sont des criminels
Les articles qui sont parus partout sont mensongers.
Dans la livraison à vélo, on était déjà dans les bas fonds.
Oser arriver à faire croire au grand public que les livreurs vont désormais être augmenté et gagner 19 euros de l'heure alors que c'est TOTALEMENT faux
Avec la complicité de tout les grands médias .
Quelle honte , c'en est écœurant

Les plateformes n'ont vraiment aucun scrupule à exploiter la misère et a manipuler l'opinion
Les médias sont idiots de relayer de fausses informations en gros titre. ( le monde , libération ) Pas un vrai journaliste la dedans qui a creusé un peu les conditions et le sujet avant de balancer des inepties en gros titre
Les syndicats qui ont signés ça ne peuvent être que complice
Et tout le monde s'en fou a part 2 -3 personnes qui sonnent l'alerte.
 



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