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Important L'Impact des Formations Uber à 20 Euros sur le VTC


Important L'Impact des Formations Uber à 20 Euros sur le VTC


AZF

La passion du VTC
PREMIUM
MODO
VTC
14 Décembre 2016
6 901
7 173
Localité
Paris
Véhicule
Toyota Prius 4
Crise de saturation dans le secteur VTC : analyse de l'afflux de nouveaux candidats et de l'érosion des revenus

Le secteur du Transport Public Particulier de Personnes (T3P) traverse une période de fortes tensions structurelles. Entre l'augmentation massive du nombre de candidats aux examens et la dégradation des indicateurs économiques pour les chauffeurs en exercice, la profession fait face à un déséquilibre croissant entre l'offre et la demande. Cet article analyse les liens directs entre ces phénomènes selon les données les plus récentes des autorités et des rapports sectoriels.

Un flux massif de nouveaux candidats aux examens

L'attrait pour la profession de chauffeur VTC ne faiblit pas, malgré des conditions de marché de plus en plus complexes. En 2024, près de 52 000 candidats se sont inscrits aux examens de taxi et de VTC, les candidatures VTC représentant à elles seules 79 % du total, soit environ 41 000 inscrits. L’Île-de-France reste l'épicentre de ce phénomène en concentrant 61 % des candidatures nationales.

Cet afflux est en partie alimenté par des stratégies de recrutement agressives de certaines plateformes. Des témoignages issus de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat (CMA) signalent que des offres de formation à prix cassés, parfois autour de 20 euros, drainent environ 13 000 à 14 000 candidats par an. Ce volume important de nouveaux entrants est perçu par les représentants syndicaux comme un levier de pression sur le marché, facilitant également, dans certains cas, l'arrivée de "faux chauffeurs" utilisant des comptes loués.

Saturation du marché et raréfaction des courses

L'augmentation du nombre de chauffeurs dépasse désormais largement la croissance de la demande de transport. En 2023, la France comptait plus de **56 000 chauffeurs actifs** sur les plateformes, soit une progression de 41 % depuis 2021

Cette saturation a un impact immédiat sur le quotidien des chauffeurs existants :
* Allongement des temps d'attente : Entre 2021 et 2024, le temps d'attente entre deux courses a explosé, augmentant de 150 % chez Uber, 111 % chez Bolt et 87 % chez Heetch.
* Baisse du volume d'activité: En 2023, un chauffeur VTC effectuait en moyenne 8,2 courses par jour travaillé, soit presque une course de moins qu'en 2022.
* Temps de prestation réduit : Le temps moyen de prestation par jour travaillé a diminué de 36 minutes entre 2022 et 2023, s'établissant à 3,9 heures.

Plus de 50 % des chauffeurs se plaignent officiellement de cette saturation, constatant qu'il y a désormais beaucoup plus d'offre que de demande.

Érosion des tarifs et baisse du revenu réel

Le surplus de main-d'œuvre permet aux plateformes de maintenir des tarifs bas, voire de durcir leurs conditions commerciales au détriment de la rentabilité des chauffeurs. L'Autorité des Relations Sociales des Plateformes d’Emploi (ARPE) note une tendance à la baisse du rendement horaire réel.

Les indicateurs financiers confirment cette dégradation :
* Baisse du revenu horaire moyen : Entre 2021 et 2024, le revenu horaire moyen (inflation incluse) a reculé de 5,2 % chez Uber, 9,9 % chez Bolt et jusqu'à 40,4 % chez Heetch.
* Commissions variables : Certaines plateformes ont adopté des tarifications dynamiques avec des commissions pouvant atteindre 45 % du prix de la course, contre 20 à 25 % habituellement.
* Inadéquation des accords : Bien que des revenus minimaux par course aient été fixés (9 euros depuis mars 2024), les représentants des travailleurs estiment que ces mesures sont insuffisantes pour compenser l'augmentation des coûts de structure et le temps d'attente non rémunéré.

Perspectives et réforme 2026

Face à ces constats, une réforme de la formation VTC entre en vigueur en 2025. Elle prévoit une refonte du contenu pédagogique, des examens digitalisés et des exigences plus strictes pour l'accès à la profession. L'objectif affiché par le gouvernement est de rehausser le niveau de qualité et de mieux réguler l'accès au métier, ce qui pourrait mécaniquement augmenter le coût de la formation et limiter le flux de nouveaux entrants.

Cependant, l'efficacité de cette réforme sur la saturation actuelle reste incertaine. Les organisations de travailleurs continuent de demander une régulation plus stricte du nombre de chauffeurs connectés simultanément afin de stabiliser les revenus unitaires.

le secteur VTC est actuellement marqué par un paradoxe : une attractivité record pour les nouveaux candidats, mais une viabilité économique qui se dégrade pour ceux qui exercent l'activité à temps plein.
 
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Réactions: Juliaan et pedro92


Heisenberg

Zoneur Averti
VTC
BOLT
HEETCH
31 Janvier 2017
1 572
2 582
Localité
Paris
Véhicule
Toyota RAV4 IV
Si la formation à 20 EUR suffit pour passer l'examen actuel, c'est donc qu'il ne vaut pas plus que 20 EUR.
L'arrivée en masse de nouveaux "diplômés" n'est possible que par la magie du rattachement.
S'il fallait créer une société, et donc la gérer, les 16000 "diplômés" seraient beaucoup moins nombreux à embrasser la profession.
 


Ro_Mike

Membre
VTC
8 Janvier 2026
4
8
Localité
Cote d'Azur
Si la formation à 20 EUR suffit pour passer l'examen actuel, c'est donc qu'il ne vaut pas plus que 20 EUR.
L'arrivée en masse de nouveaux "diplômés" n'est possible que par la magie du rattachement.
S'il fallait créer une société, et donc la gérer, les 16000 "diplômés" seraient beaucoup moins nombreux à embrasser la profession.
Sur les 16000 diplômés je parie un gros billet que 95% vont se baser sur Uber/Bolt. Tous ces 95% ( ou même plus) n'ont aucune idée sur ce métier.
 
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Réactions: pinard et AZF


Cyrille1

Zoneur Reconnu
VTC
BOLT
UBER
LECAB
HEETCH
MARCEL
MY SAM
ALLOCAB
10 Septembre 2017
841
842
Localité
Paris
Véhicule
Tesla modèle Y performance 2025
Crise de saturation dans le secteur VTC : analyse de l'afflux de nouveaux candidats et de l'érosion des revenus

Le secteur du Transport Public Particulier de Personnes (T3P) traverse une période de fortes tensions structurelles. Entre l'augmentation massive du nombre de candidats aux examens et la dégradation des indicateurs économiques pour les chauffeurs en exercice, la profession fait face à un déséquilibre croissant entre l'offre et la demande. Cet article analyse les liens directs entre ces phénomènes selon les données les plus récentes des autorités et des rapports sectoriels.

Un flux massif de nouveaux candidats aux examens

L'attrait pour la profession de chauffeur VTC ne faiblit pas, malgré des conditions de marché de plus en plus complexes. En 2024, près de 52 000 candidats se sont inscrits aux examens de taxi et de VTC, les candidatures VTC représentant à elles seules 79 % du total, soit environ 41 000 inscrits. L’Île-de-France reste l'épicentre de ce phénomène en concentrant 61 % des candidatures nationales.

Cet afflux est en partie alimenté par des stratégies de recrutement agressives de certaines plateformes. Des témoignages issus de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat (CMA) signalent que des offres de formation à prix cassés, parfois autour de 20 euros, drainent environ 13 000 à 14 000 candidats par an. Ce volume important de nouveaux entrants est perçu par les représentants syndicaux comme un levier de pression sur le marché, facilitant également, dans certains cas, l'arrivée de "faux chauffeurs" utilisant des comptes loués.

Saturation du marché et raréfaction des courses

L'augmentation du nombre de chauffeurs dépasse désormais largement la croissance de la demande de transport. En 2023, la France comptait plus de **56 000 chauffeurs actifs** sur les plateformes, soit une progression de 41 % depuis 2021

Cette saturation a un impact immédiat sur le quotidien des chauffeurs existants :
* Allongement des temps d'attente : Entre 2021 et 2024, le temps d'attente entre deux courses a explosé, augmentant de 150 % chez Uber, 111 % chez Bolt et 87 % chez Heetch.
* Baisse du volume d'activité: En 2023, un chauffeur VTC effectuait en moyenne 8,2 courses par jour travaillé, soit presque une course de moins qu'en 2022.
* Temps de prestation réduit : Le temps moyen de prestation par jour travaillé a diminué de 36 minutes entre 2022 et 2023, s'établissant à 3,9 heures.

Plus de 50 % des chauffeurs se plaignent officiellement de cette saturation, constatant qu'il y a désormais beaucoup plus d'offre que de demande.

Érosion des tarifs et baisse du revenu réel

Le surplus de main-d'œuvre permet aux plateformes de maintenir des tarifs bas, voire de durcir leurs conditions commerciales au détriment de la rentabilité des chauffeurs. L'Autorité des Relations Sociales des Plateformes d’Emploi (ARPE) note une tendance à la baisse du rendement horaire réel.

Les indicateurs financiers confirment cette dégradation :
* Baisse du revenu horaire moyen : Entre 2021 et 2024, le revenu horaire moyen (inflation incluse) a reculé de 5,2 % chez Uber, 9,9 % chez Bolt et jusqu'à 40,4 % chez Heetch.
* Commissions variables : Certaines plateformes ont adopté des tarifications dynamiques avec des commissions pouvant atteindre 45 % du prix de la course, contre 20 à 25 % habituellement.
* Inadéquation des accords : Bien que des revenus minimaux par course aient été fixés (9 euros depuis mars 2024), les représentants des travailleurs estiment que ces mesures sont insuffisantes pour compenser l'augmentation des coûts de structure et le temps d'attente non rémunéré.

Perspectives et réforme 2026

Face à ces constats, une réforme de la formation VTC entre en vigueur en 2025. Elle prévoit une refonte du contenu pédagogique, des examens digitalisés et des exigences plus strictes pour l'accès à la profession. L'objectif affiché par le gouvernement est de rehausser le niveau de qualité et de mieux réguler l'accès au métier, ce qui pourrait mécaniquement augmenter le coût de la formation et limiter le flux de nouveaux entrants.

Cependant, l'efficacité de cette réforme sur la saturation actuelle reste incertaine. Les organisations de travailleurs continuent de demander une régulation plus stricte du nombre de chauffeurs connectés simultanément afin de stabiliser les revenus unitaires.

le secteur VTC est actuellement marqué par un paradoxe : une attractivité record pour les nouveaux candidats, mais une viabilité économique qui se dégrade pour ceux qui exercent l'activité à temps plein.
Je suis pas d’accord, le gros problème avec le gouvernement Macron, c’est d’avoir autorisé, il y a 2 ans de donner ordre aux CMA d’autoriser toutes demandes d’inscriptions en illimités en France !! Formation a 20€ ou 1500€ ça change rien ! Tout ça afin de baisser le chômage en statistiques, j’ai eu réponse de la CMA d’île De France par mail
 
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Réactions: pedro92 et pinard


karimlevtc

Zoneur Reconnu
VTC
UBER
24 Juillet 2019
355
642
Localité
Paris
Je suis pas d’accord, le gros problème avec le gouvernement Macron, c’est d’avoir autorisé, il y a 2 ans de donner ordre aux CMA d’autoriser toutes demandes d’inscriptions en illimités en France !! Formation a 20€ ou 1500€ ça change rien ! Tout ça afin de baisser le chômage en statistiques, j’ai eu réponse de la CMA d’île De France par mail
Salut
Je ne suis pas sûr que c'est une question d'ordre de chômage, d'ailleurs preuve en est
Dès le 01 janvier 2027, tous les rattachés vont très probablement foncer recuperer leurs chèques RSA etc
Donc le taux vas exploser, visiblement ce n'est pas/ plus leurs priorités
 


pedro92

Le vtc n'est pas une œuvre sociale.....
VTC
4 Août 2015
3 213
5 443
Localité
Marseille
le problème , c'est que quand tu mets 20 € dans une formation, tu t'en fous complètement si ça débouche sur rien, ton investissement à été moindre, ta perte ridicule.

Dans la foulée, AE, location de voiture pour les plus vaillants et c'est pareil. ça marche pas, on rend tout et on passe à autre chose.

Si y'a pas de loc, on met le monoplace familial sur le registre et on sort quand et si on a envie.

En plus, vu le nombre de comptes à louer, je parie que beaucoup ne sont l'a QUE pour avoir une carte dans ce but. Louer et encaisser.

Une carte, 3 comptes , 3 chauffeurs , un téléphone bidouillé pour les selfies et sans bouger son gros c.. du canapé, on profite des gens qui n'ont ou aucun droit d'être VTC ou en dessous du niveau requis pour avoir la carte seule....

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Heisenberg

Zoneur Averti
VTC
BOLT
HEETCH
31 Janvier 2017
1 572
2 582
Localité
Paris
Véhicule
Toyota RAV4 IV
Sur les 16000 diplômés je parie un gros billet que 95% vont se baser sur Uber/Bolt. Tous ces 95% ( ou même plus) n'ont aucune idée sur ce métier.
C'est surtout qu'ils vont se baser sur Uber/Bolt en rattachement.
Les plateformes ne sont néfastes que quand elles disposent de troupes en nombre illimité
Messages Fusionnés

le problème , c'est que quand tu mets 20 € dans une formation, tu t'en fous complètement si ça débouche sur rien, ton investissement à été moindre, ta perte ridicule.

Dans la foulée, AE, location de voiture pour les plus vaillants et c'est pareil. ça marche pas, on rend tout et on passe à autre chose.

Si y'a pas de loc, on met le monoplace familial sur le registre et on sort quand et si on a envie.

En plus, vu le nombre de comptes à louer, je parie que beaucoup ne sont l'a QUE pour avoir une carte dans ce but. Louer et encaisser.

Une carte, 3 comptes , 3 chauffeurs , un téléphone bidouillé pour les selfies et sans bouger son gros c.. du canapé, on profite des gens qui n'ont ou aucun droit d'être VTC ou en dessous du niveau requis pour avoir la carte seule....

Voir la pièce jointe 18089Voir la pièce jointe 18090
Dans le même genre, tu n'es pas en région parisienne, donc tu n'as pas pu voir la banderole pour le site mon rattachement.fr sur l'A86 intérieure au niveau de Fontenay Sous Bois.
Et tu n'as pas droit non plus à l'offensive marketing tous azimut de Stairling qui sait pas faire des fiches de paie et dont le "business model" repose sur une sous déclaration des heures réalisées aux URSSAF.
On vit vraiment une époque formidable.
 
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