Presse Le fondateur de Bolt explique pourquoi Uber fait fausse route !!


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La passion du VTC
MODO
VTC
UBER
HEETCH
14 Decembre 2016
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Lieu
Paris
#1
Markus Villig n'avait que 19 ans lorsqu'il a lancé Bolt, dans la capitale estonienne Tallinn, en 2013. Six ans plus tard, il peut contempler son œuvre avec satisfaction: l'ex-TXFY est désormais évaluée à 1 milliard de dollars [900 millions d'euros], et Villig est considéré comme le plus jeune fondateur de licorne.
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La valeur n'attend pas le nombre des années, les leçons non plus. Dans une interview à Business Insider, Markus Villig se présente comme un anti-Uber ayant longuement lutté pour convaincre les investisseurs que le modèle de développement du géant américain n'était pas le bon.

Les Anglo-Saxons ont une expression pour qualifier la stratégie d'Uber: «Winner takes all.» –gloire et profits au vainqueur qui, pour remporter la course, n'a d'autre choix que de croître et de s'étendre au plus vite, jusqu'à faire suffoquer la concurrence.
Villig indique avoir pour sa part misé sur une croissance plus organique, plus lente, mieux consolidée. «Il a fallu une grande force de persuasion pour convaincre les investisseurs qu'il est nécessaire de travailler étroitement avec les villes, pour qu'elles disposent d'un champion local ensuite capable de battre les entreprises globales», souligne-t-il.

À petit pas
À ce titre et en dépit de douloureux contretemps, l'Estonien a beau jeu de se réjouir des dernières et sérieuses mésaventures d'Uber, qui a perdu sa précieuse licence d'exploitation à Londres le 25 novembre. Le leader des VTC réalise 24% de son chiffre d'affaires mondial dans seulement six villes, dont la capitale britannique.
Bolt, elle, se veut plutôt frugale. Si la start-up s'est diversifiée dans la livraison de repas ou les trottinettes, elle n'a levé «que» 244 millions de dollars [222 millions d'euros] pour développer ses activités, quand Uber ou Lyft multipliaient les tours de table délirants, malgré des pertes colossales et avant des entrées en Bourse désastreuses.

Si Uber revendique 110 millions de client·es dans 600 villes, Bolt peut également présenter des chiffres solides, du moins à son échelle: 25 millions de personnes utiliseraient ses services dans une trentaine de pays, essentiellement en Europe et en Afrique. De quoi persuader les entreprises qui soutiennent la start-up, notamment le géant chinois des VTC Didi Chuxing et le constructeur automobile Daimler, que si la voie empruntée n'est pas la plus rapide, elle est peut-être la plus sûre.
Dans un exercice de communication que nous n'espérons pas voir se transformer en vœu pieux, Markus Villig met également l'accent sur la responsabilité environnementale et sociale de sa société, qui a mis en place un plan de 10 millions d'euros pour tenter de compenser ses émissions de CO2.
«Nous voulons représenter un meilleur service pour les clients, de meilleurs tarifs pour les chauffeurs, une meilleure protection de la vie privée, assure-t-il. Nous voulons travailler plus étroitement avec les villes, dans une approche de long terme, pour extraire les gens de leurs véhicules privés et les faire voyager dans nos voitures aux émissions compensées.»
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