Hello,
Désolé, j'arrive un peu après la bataille, mais voici une rapide analyse qui vaut ce qu'elle vaut : cette décision ne change rien aujourd'hui.
En gros, quand Uber a lancé UberPoP en Espagne, ils ont été condamnés et leur défense consistait à dire : "mais on ne peut pas être accusé d'avoir fait quelque chose d'illégal puisque nous faisons juste de l'intermédiation, rien de plus".
Et ils ont porté l'affaire devant la cour européenne.
Concrètement, ça veut dire quoi :
- Si Uber avait gagné, ils ne pouvaient pas être considérés comme étant complices d'une activité illégale de transport dans le cadre de l'affaire UberPoP. Du coup, ils auraient pu relancer UberPoP (partout en Europe) sans risque majeur. Les drivers, eux, auraient été en risque, dépendamment de la législation de chaque pays, mais pas Uber.
- Puisqu'ils ont perdu, cela ne change pas grand chose car Uber a désormais une activité avec des chauffeurs professionnels dans la plupart des pays européens.
Quelques précisions supplémentaires :
- Cette décision est, à mon sens, assez logique. Cela ne va pas changer grand chose, c'est juste qu'Uber est considéré comme une entreprise de transport, de la même manière que G7 l'est aussi. Pour autant, G7 ne doit pas salarier ses taxis adhérents, etc.
- Dans le même cas de figure, Heetch avait d'ailleurs une défense différente : nous avons essayé de montrer que l'activité de nos conducteurs était légale, pas que nous n'étions pas responsables. Depuis la loi GrandGuillaume, la loi est plus claire, mais à l'époque, cela nous semblait plausible. (je précise car je sens qu'on va me tomber dessus

)
- Enfin, ça pose quand même des questions car certains sites de petites annonces (type leboncoin) pourraient mettre en relations des conducteurs et passagers sans pour autant être considérés comme une entreprise de transport.