Info Deliveroo, Uber Eats... Quinze plateformes signent une charte de "bonnes pratiques"


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Deliveroo, Uber Eats... Quinze plateformes signent une charte de "bonnes pratiques"
De son côté, la plateforme de livraisons de repas Deliveroo, qui revendique faire travailler 11 000 livreurs dans plus de 300 communes en France, a annoncé lundi créer un "forum des livreurs".

Les plateformes qui emploient des travailleurs indépendants ont signé une charte de "bonnes pratiques" pour améliorer les conditions de travail et de rémunération.

Un écran de fumée ou une réelle avancée pour les travailleurs indépendants ? Quinze plateformes ayant recours à
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, dont
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, Uber Eats et
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, ont annoncé ce mardi lancer une Association des plateformes des indépendants (API) et se doter d'une "charte de bonnes pratiques" censée améliorer conditions de travail et rémunérations.
Cette démarche est annoncée le jour de l'adoption définitive du vote du projet de loi d'orientation des mobilités (Lom) par un ultime vote de l'Assemblée nationale dans la soirée.

Celui-ci fixe un socle d'obligations pour les plateformes employant des chauffeurs VTC et coursiers - droit à la déconnexion et transparence au niveau du prix des courses - et prévoit que des "chartes sociales complémentaires" puissent être mises en place par les plateformes, qui devront être homologuées par l'administration.

Mardi, quinze plateformes ont annoncé dans un communiqué adhérer à l'API - outre les trois déjà citées, Brigad, Meero, Stuart, StaffMe, Comet, MyWorks, Brigad, Crème de la crème, Manners, Jobypepper, Expedicar, Student Pop - afin "d'approfondir le dialogue social" au sujet des travailleurs indépendants et d'instaurer une concertation avec le gouvernement.
L'association veut intervenir dans tous les secteurs où les plateformes exercent : transport, livraison, jobs étudiants, hôtellerie-restauration, auto-écoles, bricolage, garde d'enfants.

"Comportements éthiques et vertueux"
L'API aura une "double fonction de représentation des plateformes auprès des pouvoirs publics et de dialogue social, pour faire en sorte que des comportements éthiques et vertueux soient mis sur la table", a déclaré son président Hervé Novelli, ancien secrétaire d'État aux PME et créateur du régime de l'autoentreprise en 2008.
"Les travailleurs indépendants prennent leur place à côté du salariat. Mieux vaut réguler qu'interdire", a-t-il ajouté.
Les adhérents à l'API ont signé une "charte de bonnes pratiques" qui "n'a rien à voir avec les chartes créées par la Lom", "c'est une charte de valeurs éthiques autour de laquelle les plateformes se regroupent", hors homologation administrative, a précisé Jean-Baptiste Achard, cofondateur de StaffMe.

Celle-ci comprend six axes de travail, dont l'amélioration des "protections sociales" des travailleurs indépendants tout en "préservant les spécificités" du régime du travail indépendant et l'instauration des "dispositifs permettant un dialogue social" entre travailleurs et plateformes.
Financer la formation et fixer une rémunération attractive pour les travailleurs indépendants, clarifier le cadre réglementaire et "fluidifier" les liens entre administration et plateformes sont les quatre autres axes.
Les plateformes précisent en outre s'engager à "favoriser le prélèvement des cotisations sociales et fiscales".

Écran de fumée"
"On n'y croit pas du tout", a réagi Jean-Daniel Zamor, président du collectif des livreurs parisiens Clap, craignant un "écran de fumée" qui ne changera rien aux conditions de travail.

De son côté, la plateforme de livraisons de repas Deliveroo, qui revendique faire travailler 11 000 livreurs dans plus de 300 communes en France, a annoncé lundi créer un "forum des livreurs" : une "instance de consultation" réunissant "des représentants élus par les livreurs et la direction" pour "échanger autour de sujets stratégiques" allant "de la sécurité aux avantages sociaux, en passant par le design des équipements et kits".

Jean-Daniel Zamor voit là un moyen de "couper l'herbe sous le pied de collectifs comme le Clap" et une instance qui "risque de ne pas être représentative". Craignant que les représentants élus n'aient aucun pouvoir, il estime que ce forum vise à "faire croire à un dialogue social qui n'existe pas".

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Uber Eats à Cherbourg : des sans-papiers utilisent des faux comptes
La plateforme de livraison de repas à domicile Uber Eats est à Cherbourg-en-Cotentin depuis 7 mois.
Restaurateurs et livreurs dénoncent une dizaine de livreurs sans-papiers qui louent des faux comptes pour travailler. Une pratique courante sur ces plateformes... Cherbourg n'y échappe pas
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Il y a 7 mois, près de 13 restaurants ont signé un partenariat avec la plateforme de livraison de repas à domicile Uber Eats. Aujourd'hui, ils sont 21. Parmi ces restaurateurs, plusieurs sont en colère. Ils dénoncent un manque de professionnalisme de la part de certains livreurs : "ils ne disent pas bonjour, hurlent dans le restaurant devant les clients..." s'exaspère Juliana Jurdi, la propriétaire du Comptoir Libanais à Cherbourg-en-Cotentin.
Une dizaine de sans-papiers utilisent des faux comptes

D'après nos éléments, une dizaine de personnes sont mis en cause. Des sans-papiers pour la plupart. Ils utilisent des faux comptes pour travailler sur Uber Eats. Un livreur Uber Eats à Cherbourg a accepté de nous répondre. Il a lui-même été sollicité pour louer son compte à un sans-papiers : "c'est des anciens livreurs qui changent d'activité et louent leur compte pour 150€ par semaine". Même si la plateforme est au courant de ces agissements, elle ne tolère aucune pratique de travail illégal, mais précise néanmoins que toutes les plateformes sont touchées par ce phénomène.
Recruter différemment
Pour éviter ce travail illégal, "encore faut-il qu'Uber Eats sélectionne ses livreurs en amont" conseille la propriétaire du Comptoir Libanais. Elle a d'ailleurs quelques suggestions pour la plateforme : "mettre en place un test de français, et même un test... psychologique" confesse-t-elle à demi-mot.
"Le problème, c'est Uber Eats, c'est ceux qui gagnent de l'argent"
Yoann Bergeron, propriétaire de Pizz Express à Cherbourg : "ça m'arrive souvent de voir un coursier qui ne ressemble pas du tout à la photo qu'on a sur la tablette"... mais il précise que "le problème, ce ne sont pas les livreurs, c'est Uber Eats, c'est ceux qui gagnent de l'argent derrière leur bureau, ceux qui ne sont jamais allés sur le terrain. _Ils doivent modifier leur façon de recruter les gens..." Une méthode qu'Uber Eats revendique "on ne changera pas notre façon de faire_, nous proposons des partenariats, pas des contrats. Les restaurateurs peuvent toujours faire remonter des soucis s'il y en a."
Un système de reconnaissance faciale pour vérifier l'identité des livreurs
Pour contrer l'utilisation de faux comptes sur la plateforme, Uber Eats souhaite mettre en place un système de reconnaissance faciale. Le propriétaire de Pizz Express, Yoann Bergeron réagit : "c'est de l'humour, _imaginez si le mec est malade, il a la tête en vrac, son téléphone ne va pas le reconnaître_... ce n'est pas une solution."

Une situation délicate pour Uber Eats, quelques semaines avant l'arrivée à Cherbourg d'une plateforme concurrente : Deliveroo.
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