compte rendu des événements et blocages survenus à l'aéroport d'Orly entre le 02 et le 04 janvier 2026
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Le mouvement de mobilisation à Orly vise avant tout à
sensibiliser les chauffeurs VTC sur la précarité de leurs conditions de travail et sur la nécessité de s'unir pour peser face aux plateformes
Le message porté est un appel à la
dignité et à la fierté : les manifestants exhortent leurs collègues à refuser des courses dont les tarifs sont jugés insultants (par exemple, 15 € pour une course longue) et à dénoncer des commissions de plateforme pouvant atteindre
45 % à 47 %
Au-delà du blocage physique, les échanges soulignent l'importance d'une stratégie de communication maîtrisée pour sensibiliser l'opinion publique et les élus face au modèle capitaliste des applications.
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L'objectif stratégique est de maintenir une pression constante pour
renégocier les tarifs à la hausse et les commissions à la baisse
Les manifestants utilisent notamment le "curseur" de prix à 2 €/km comme un levier pour démontrer aux clients et aux autorités que les plateformes ont la capacité technique d'augmenter la rémunération des chauffeurs tout en ajustant leur propre marge
Mauvaise volonté et mise en danger sur les points de filtrage
Malgré une communication intensive sur les réseaux sociaux (WhatsApp, Telegram, TikTok), les sources font état d'une
mauvaise volonté persistante de la part de certains chauffeurs VTC qui continuent de travailler sur la zone malgré les consignes de blocage après 20h30
Cette réticence à coopérer prend parfois des tournures dangereuses. Sur les points de filtrage, certains conducteurs
forcent le passage au péril de la vie des manifestants, ces derniers signalant que certains véhicules manquent de leur "rentrer dedans" pour passer outre le barrage
Ces comportements créent des tensions extrêmes sur place
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Stratagèmes des resquilleurs et contrôles
Pour échapper au blocage et à la réprobation de leurs collègues, plusieurs "resquilleurs" emploient divers stratagèmes :
•
Mensonges sur la nature de la course : Certains prétendent venir chercher un ami, une sœur ou leur "mère" pour justifier leur présence, alors qu'il s'agit de prises en charge VTC dissimulées
•
Prises en charge illégales : Des chauffeurs tentent de charger des clients au niveau des départs (en haut), ce qui est formellement interdit et passible de
1500 € d'amende
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ces resquilleurs s'exposent à des contrôles, et les manifestants n'hésitent pas à signaler les comportements frauduleux, c'est fou comment certains chauffeurs sont matrixés (comme aiment a le rappeler les manifestants) par les applications au point de risqué amendes et tribunaux pour des courses à 20€
d'ailleurs un faux VTC est appréhendé par les FDO sur place il voulait passer de force aux barrages filtrants ?
pas de chance pour lui pas de permis VL valide ? personne s'en réjouit mais il part au poste direct
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Il est toutefois précisé que
les véhicules de particuliers ne sont pas bloqués ; le filtrage cible spécifiquement les VTC pour entraver l'activité des plateformes
Intensification des pressions des plateformes
Le conflit s'envenime avec ce que les manifestants décrivent comme une volonté des plateformes (Uber, Bolt) de
semer la zizanie au sein du mouvement
De plus, les plateformes sont accusées de solidarité entre elles à travers des associations comme "MOVE" pour
blacklister ou réduire l'activité des chauffeurs contestataires
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Les manifestants craignent que des "chiens de guerre" ou des provocateurs ne soient envoyés pour déstabiliser les piquets de grève et nuire à l'image de la lutte
Le mouvement encourage également les chauffeurs à engager des actions en justice devant les prud'hommes pour faire valoir leurs droits.