- 14 Décembre 2016
- 7 155
- 7 394
- Localité
- Paris
- Véhicule
- Toyota Prius 4
Beauvais. Les chauffeurs VTC en opération ralentissement jusqu’à la préfecture
Alors qu'ils subissent toujours la concurrence déloyale des VTC parisiens sur l'aéroport, les chauffeurs de Beauvais sont partis se faire entendre à la préfecture.

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Beauvais. Les chauffeurs VTC en opération ralentissement jusqu’à la préfecture
Alors qu'ils subissent toujours la concurrence déloyale des VTC parisiens sur l'aéroport, les chauffeurs de Beauvais sont partis se faire entendre à la préfecture.
15 mai 2026
Par Nicolas Aubouin
Photo du cortège de voitures électriques qui s'élance de l'Elispace.
Les chauffeurs VTC du Beauvaisis veulent pouvoir travailler correctement et que tout le monde respecte les règles à l’aéroport de Beauvais-Tillé.
Objectif : se montrer. Les chauffeurs VTC de Beauvais et du Beauvaisis ont mené une opération ralentissement ce vendredi matin, 15 mai. Depuis l’Elispace jusqu’à la préfecture, où ils ont été reçus, ils ont roulé au pas pour dénoncer les pratiques d’Uber et des chauffeurs parisiens sur l’aéroport de Tillé.
«Il y a un flux massif de chauffeurs extérieurs qui monopolisent l’aéroport et Beauvais, explique Aziz Kamal, président de l’association des VTC de Beauvais et du Beauvaisis. Normalement eux doivent déposer et repartir à leur base.» Mais de nombreux chauffeurs parisiens s’arrangent pour prendre une autre course et ne pas repartir à vide. Une «maraude électronique» interdite pour les VTC et normalement réservée aux taxis.
«Nous on paye pour utiliser le parking de l’aéroport»
Première conséquence, cela prive les chauffeurs beauvaisiens de courses pour lesquelles ils devraient être prioritaires. Seconde conséquence, la fluidité du trafic en pâtit avec les voitures garées sur le dépose minute qui attendent des clients. Et par dessus le marché, les Beauvaisiens paient 990€ par an à l’aéroport pour utiliser le parking P3 et ne pas gêner la circulation ou le stationnement dans Tillé. Alors que les Parisiens passent gratuitement par le dépose minute.
«L’aéroport n’a toujours pas mis en place le deuxième passage payant au dépose minute, regrette Aziz Kamal. Nous on paie pour l’instant un abonnement pour rien. Parce que les autres ne paient pas.» Cette question avait déjà été évoquée en décembre 2025. Bellova, la société qui exploite l’aéroport, avait alors mis en place le paiement du dépose-minute dès le quatrième passage. Les VTC locaux le voudraient dès le deuxième mais «ce n’est pas à l’ordre du jour», répond Edo Friart, le directeur commercial de l’aéroport.
«Dès le deuxième passage, ça n’existe pas ailleurs et ça pénaliserait les particuliers, justifie Edo Friart. Nous, l’idée, c’était de réguler les passages intensifs des navettes de parkings et des VTC. […] Mais c’est aussi un service public. Et descendre en dessous de trois passages c’est compliqué.» Il assure pour autant que «les VTC locaux, on ne les laisse pas tomber. On discute aussi avec les plate-formes pour réguler de leur côté mais ce n’est pas simple.» Il rappelle l’abonnement mis en place pour utiliser le P3 sans limite. Et les navettes aérobus, gérées par l’aéroport, qui amènent les voyageurs vers Paris. «On n’a aucun intérêt à favoriser les VTC de Paris», dit-il.
Une réaction d’Uber attendue
À travers leur manifestation, les chauffeurs VTC du Beauvaisis veulent aussi attirer l’attention de la plate-forme Uber. Qui a les outils, selon eux, pour lutter contre cette maraude électronique. Ils voudraient par exemple que la plate-forme supprime sa file d’attente numérique dans laquelle sont automatiquement placés les chauffeurs après une course.
«Des chauffeurs parisiens créent des fausses courses pour venir à l’aéroport, se plaint le président de l’association locale. Comme ça ils sont placés dans la file d’attente et récupèrent des courses depuis l’aéroport.»
Ils veulent aussi qu’Uber réduise la zone autour de l’aéroport qui permet d’entrer dans cette file d’attente et que la priorité soit donnée aux chauffeurs de Beauvais. «Avec Bolt nous avons eu une réunion en visio, dit Aziz Kamal. Ils ont accepté toutes nos revendications et l’ont fait immédiatement. Mais avec Uber ça traîne.»
Enfin, ils attendent du préfet que davantage de contrôles soient menés par les forces de l’ordre sur les VTC qui exploitent l’aéroport.
www.oisehebdo.fr
Alors qu'ils subissent toujours la concurrence déloyale des VTC parisiens sur l'aéroport, les chauffeurs de Beauvais sont partis se faire entendre à la préfecture.

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Beauvais. Les chauffeurs VTC en opération ralentissement jusqu’à la préfecture
Alors qu'ils subissent toujours la concurrence déloyale des VTC parisiens sur l'aéroport, les chauffeurs de Beauvais sont partis se faire entendre à la préfecture.
15 mai 2026
Par Nicolas Aubouin
Photo du cortège de voitures électriques qui s'élance de l'Elispace.
Les chauffeurs VTC du Beauvaisis veulent pouvoir travailler correctement et que tout le monde respecte les règles à l’aéroport de Beauvais-Tillé.
Objectif : se montrer. Les chauffeurs VTC de Beauvais et du Beauvaisis ont mené une opération ralentissement ce vendredi matin, 15 mai. Depuis l’Elispace jusqu’à la préfecture, où ils ont été reçus, ils ont roulé au pas pour dénoncer les pratiques d’Uber et des chauffeurs parisiens sur l’aéroport de Tillé.
«Il y a un flux massif de chauffeurs extérieurs qui monopolisent l’aéroport et Beauvais, explique Aziz Kamal, président de l’association des VTC de Beauvais et du Beauvaisis. Normalement eux doivent déposer et repartir à leur base.» Mais de nombreux chauffeurs parisiens s’arrangent pour prendre une autre course et ne pas repartir à vide. Une «maraude électronique» interdite pour les VTC et normalement réservée aux taxis.
«Nous on paye pour utiliser le parking de l’aéroport»
Première conséquence, cela prive les chauffeurs beauvaisiens de courses pour lesquelles ils devraient être prioritaires. Seconde conséquence, la fluidité du trafic en pâtit avec les voitures garées sur le dépose minute qui attendent des clients. Et par dessus le marché, les Beauvaisiens paient 990€ par an à l’aéroport pour utiliser le parking P3 et ne pas gêner la circulation ou le stationnement dans Tillé. Alors que les Parisiens passent gratuitement par le dépose minute.
«L’aéroport n’a toujours pas mis en place le deuxième passage payant au dépose minute, regrette Aziz Kamal. Nous on paie pour l’instant un abonnement pour rien. Parce que les autres ne paient pas.» Cette question avait déjà été évoquée en décembre 2025. Bellova, la société qui exploite l’aéroport, avait alors mis en place le paiement du dépose-minute dès le quatrième passage. Les VTC locaux le voudraient dès le deuxième mais «ce n’est pas à l’ordre du jour», répond Edo Friart, le directeur commercial de l’aéroport.
«Dès le deuxième passage, ça n’existe pas ailleurs et ça pénaliserait les particuliers, justifie Edo Friart. Nous, l’idée, c’était de réguler les passages intensifs des navettes de parkings et des VTC. […] Mais c’est aussi un service public. Et descendre en dessous de trois passages c’est compliqué.» Il assure pour autant que «les VTC locaux, on ne les laisse pas tomber. On discute aussi avec les plate-formes pour réguler de leur côté mais ce n’est pas simple.» Il rappelle l’abonnement mis en place pour utiliser le P3 sans limite. Et les navettes aérobus, gérées par l’aéroport, qui amènent les voyageurs vers Paris. «On n’a aucun intérêt à favoriser les VTC de Paris», dit-il.
Une réaction d’Uber attendue
À travers leur manifestation, les chauffeurs VTC du Beauvaisis veulent aussi attirer l’attention de la plate-forme Uber. Qui a les outils, selon eux, pour lutter contre cette maraude électronique. Ils voudraient par exemple que la plate-forme supprime sa file d’attente numérique dans laquelle sont automatiquement placés les chauffeurs après une course.
«Des chauffeurs parisiens créent des fausses courses pour venir à l’aéroport, se plaint le président de l’association locale. Comme ça ils sont placés dans la file d’attente et récupèrent des courses depuis l’aéroport.»
Ils veulent aussi qu’Uber réduise la zone autour de l’aéroport qui permet d’entrer dans cette file d’attente et que la priorité soit donnée aux chauffeurs de Beauvais. «Avec Bolt nous avons eu une réunion en visio, dit Aziz Kamal. Ils ont accepté toutes nos revendications et l’ont fait immédiatement. Mais avec Uber ça traîne.»
Enfin, ils attendent du préfet que davantage de contrôles soient menés par les forces de l’ordre sur les VTC qui exploitent l’aéroport.
Beauvais. Les chauffeurs VTC en opération ralentissement jusqu'à la préfecture - Oise Hebdo
Alors qu'ils subissent toujours la concurrence déloyale des VTC parisiens sur l'aéroport, les chauffeurs de Beauvais sont partis se faire entendre à la préfecture.













