Uber Déconnexion automatique de chauffeurs Uber, une nouvelle plainte à la CNIL

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Uber Déconnexion automatique de chauffeurs Uber, une nouvelle plainte à la CNIL

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La commission se penche sur les algorithmes de la société de VTC après des suspensions de comptes inexpliquées. L’affaire prend une dimension européenne.
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« Votre compte a été suspendu », « votre partenariat avec Uber a pris fin », « vous devez désinstaller l’application Uber driver »… Ils sont plus d’une centaine de chauffeurs à avoir reçu, ces derniers mois, ce type de messages stéréotypés leur notifiant sans autre formalité la suspension provisoire ou définitive de leur partenariat avec le numéro un des VTC. Aucun avertissement, aucune explication claire sur les raisons exactes de la rupture contractuelle, aucune possibilité de les contester auprès d’une personne physique ne leur ont été offerts. Tout au plus, le message mentionne une « anomalie » ou la « violation de la charte de la communauté Uber ». Pour certains chauffeurs, ce fut la douche froide ! Ainsi, Charifa, affublée du statut « chauffeur diamant » avec une note de 4,94/5, ne s’attendait pas à être rayée de la carte d’Uber du jour au lendemain. Ses demandes d’information sont restées sans réponse.

Uber veut éviter de créer de l’ancienneté, et les droits qui vont avec.Me Jérôme Giusti.

« Les chauffeurs n’ont pas pu contester ce procédé automatisé de prise de décision dont on ne connaît ni la logique sous-jacente ni les critères, ce qui les rend totalement arbitraires », s’indigne l’avocat Jérôme Giusti, qui a déposé une plainte auprès de la Cnil au nom de la Ligue des droits de l’homme pour la… quatrième fois consécutive ! « Ces déconnexions massives depuis un an sont réalisées en violation de plusieurs dispositions du règlement général sur la protection des données (RGPD). En principe, toute personne dont les données sont collectées a le droit de s’opposer à ce qu’une décision soit prise contre elle de manière automatique et sans intervention humaine, explique l’avocat. Même s’ils ont le simple statut de partenaires commerciaux, ces chauffeurs ne sont même pas traités comme tels. » En réalité, devine l’avocat, si Uber sanctionne ses chauffeurs, et en particulier ses chauffeurs les mieux notés, c’est pour « éviter de créer de l’ancienneté, et les droits qui vont avec, ce qui implique de remplacer les équipes ».

Uber conteste ce qui lui est reproché et affirme par la voix de son porte-parole que ces déconnexions sont intervenues « après un examen manuel » par son équipe de « spécialistes ». Toutefois, son algorithme dédié à la suspension automatique de comptes a déjà été sanctionné aux Pays-Bas. Saisi par un groupe de chauffeurs, un tribunal d’Amsterdam a, en février 2021, ordonné à Uber (qui ne s’est pas présenté à l’audience) d’annuler la désactivation des comptes concernés et de les réactiver sur sa plateforme.

En Italie, le cas Foodinho
D’autres plateformes utilisant des algorithmes similaires ont elles aussi été épinglées. La « Cnil » italienne a, début juillet, prononcé une sanction de 2,6 millions d’euros contre la plateforme de livraison de repas à domicile Foodinho (détenue par l’espagnol Glovo), qui gérait ses livreurs à vélo à l’aide d’un algorithme, sans aucune intervention humaine. Le motif ? Foodinho n’a pas correctement expliqué aux livreurs le fonctionnement de son système de gestion automatisée des commandes et ne s’est pas assurée de la justesse de l’évaluation algorithmique de leurs performances. Foodinho s’est aussi vu reprocher de ne pas avoir fourni aux livreurs la possibilité de contester les mesures prises à leur encontre par ces algorithmes de « performance ». « Ce sont des peines très fortes et dissuasives », commente Me Giusti.

Le dossier « Uber » est aussi entre les mains de l’autorité néerlandaise de protection des données, chef de file des Cnil européennes. « Celle-ci va instruire le dossier et demander à Uber des explications, l’objectif étant d’unifier les décisions qui concernent des opérateurs transfrontaliers », explique l’avocat. Vu l’importance de l’affaire, ce dernier a, à sa demande, été auditionné par la présidente de la Cnil. Il attend de pied ferme le résultat de ses premières plaintes, qui datent d’environ un an. « La Cnil doit s’assurer que les déconnexions sont basées uniquement sur un traitement automatisé, ce qui prend du temps. » L’avocat attend le résultat de cette action pour saisir le juge judiciaire dans le cadre d’une action de groupe visant à obtenir la réparation des préjudices. Me Giusti en fait une affaire de principe allant au-delà du cas d’espèce : « Ce sujet est majeur et paneuropéen. Au-delà des chauffeurs et livreurs, il interroge l’avenir du travail à l’ère des robots. »
 
Bolt fait la même chose, pourtant on leur dit rien
 
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La commission se penche sur les algorithmes de la société de VTC après des suspensions de comptes inexpliquées. L’affaire prend une dimension européenne.
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« Votre compte a été suspendu », « votre partenariat avec Uber a pris fin », « vous devez désinstaller l’application Uber driver »… Ils sont plus d’une centaine de chauffeurs à avoir reçu, ces derniers mois, ce type de messages stéréotypés leur notifiant sans autre formalité la suspension provisoire ou définitive de leur partenariat avec le numéro un des VTC. Aucun avertissement, aucune explication claire sur les raisons exactes de la rupture contractuelle, aucune possibilité de les contester auprès d’une personne physique ne leur ont été offerts. Tout au plus, le message mentionne une « anomalie » ou la « violation de la charte de la communauté Uber ». Pour certains chauffeurs, ce fut la douche froide ! Ainsi, Charifa, affublée du statut « chauffeur diamant » avec une note de 4,94/5, ne s’attendait pas à être rayée de la carte d’Uber du jour au lendemain. Ses demandes d’information sont restées sans réponse.

Uber veut éviter de créer de l’ancienneté, et les droits qui vont avec.Me Jérôme Giusti.

« Les chauffeurs n’ont pas pu contester ce procédé automatisé de prise de décision dont on ne connaît ni la logique sous-jacente ni les critères, ce qui les rend totalement arbitraires », s’indigne l’avocat Jérôme Giusti, qui a déposé une plainte auprès de la Cnil au nom de la Ligue des droits de l’homme pour la… quatrième fois consécutive ! « Ces déconnexions massives depuis un an sont réalisées en violation de plusieurs dispositions du règlement général sur la protection des données (RGPD). En principe, toute personne dont les données sont collectées a le droit de s’opposer à ce qu’une décision soit prise contre elle de manière automatique et sans intervention humaine, explique l’avocat. Même s’ils ont le simple statut de partenaires commerciaux, ces chauffeurs ne sont même pas traités comme tels. » En réalité, devine l’avocat, si Uber sanctionne ses chauffeurs, et en particulier ses chauffeurs les mieux notés, c’est pour « éviter de créer de l’ancienneté, et les droits qui vont avec, ce qui implique de remplacer les équipes ».

Uber conteste ce qui lui est reproché et affirme par la voix de son porte-parole que ces déconnexions sont intervenues « après un examen manuel » par son équipe de « spécialistes ». Toutefois, son algorithme dédié à la suspension automatique de comptes a déjà été sanctionné aux Pays-Bas. Saisi par un groupe de chauffeurs, un tribunal d’Amsterdam a, en février 2021, ordonné à Uber (qui ne s’est pas présenté à l’audience) d’annuler la désactivation des comptes concernés et de les réactiver sur sa plateforme.

En Italie, le cas Foodinho
D’autres plateformes utilisant des algorithmes similaires ont elles aussi été épinglées. La « Cnil » italienne a, début juillet, prononcé une sanction de 2,6 millions d’euros contre la plateforme de livraison de repas à domicile Foodinho (détenue par l’espagnol Glovo), qui gérait ses livreurs à vélo à l’aide d’un algorithme, sans aucune intervention humaine. Le motif ? Foodinho n’a pas correctement expliqué aux livreurs le fonctionnement de son système de gestion automatisée des commandes et ne s’est pas assurée de la justesse de l’évaluation algorithmique de leurs performances. Foodinho s’est aussi vu reprocher de ne pas avoir fourni aux livreurs la possibilité de contester les mesures prises à leur encontre par ces algorithmes de « performance ». « Ce sont des peines très fortes et dissuasives », commente Me Giusti.

Le dossier « Uber » est aussi entre les mains de l’autorité néerlandaise de protection des données, chef de file des Cnil européennes. « Celle-ci va instruire le dossier et demander à Uber des explications, l’objectif étant d’unifier les décisions qui concernent des opérateurs transfrontaliers », explique l’avocat. Vu l’importance de l’affaire, ce dernier a, à sa demande, été auditionné par la présidente de la Cnil. Il attend de pied ferme le résultat de ses premières plaintes, qui datent d’environ un an. « La Cnil doit s’assurer que les déconnexions sont basées uniquement sur un traitement automatisé, ce qui prend du temps. » L’avocat attend le résultat de cette action pour saisir le juge judiciaire dans le cadre d’une action de groupe visant à obtenir la réparation des préjudices. Me Giusti en fait une affaire de principe allant au-delà du cas d’espèce : « Ce sujet est majeur et paneuropéen. Au-delà des chauffeurs et livreurs, il interroge l’avenir du travail à l’ère des robots. »
Merci pour la qualité des informations que tu partage régulièrement 👍
 
Finalement ils préfèrent les mauvais chauffeur a quoi sert de faire du qualitatif avec ses plateformes.....je pense que je me suis un peu fourvoyé dans mon prévisionnel ...... On vit vraiment une époque de me rde a se demander vraiment si nous sommes sur le bon Continent.......
En tout cas merci pour ton partage @AZF et mon coup de gueule ne remet donc pas en cause ta qualité de tes informations !!! Juste merci a toi
 
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Finalement ils préfèrent les mauvais chauffeur a quoi sert de faire du qualitatif avec ses plateformes.....je pense que je me suis un peu fourvoyé dans mon prévisionnel ...... On vit vraiment une époque de me rde a se demander vraiment si nous sommes sur le bon Continent.......
En tout cas merci pour ton partage @AZF et mon coup de gueule ne remet donc pas en cause ta qualité de tes informations !!! Juste merci a toi

Ça fait longtemps que les plate-formes , toutes les plate-formes ne cherchent qu'un chauffeur au volant disponible, peu importe la voiture, la qualité de service, le chauffeur et peu importe le temps qu'il reste dans la matrice.

Et ils attirent tout ces fonds de tiroir cas sociaux adeptes de la "liberté" et de l'effort minimal, refusant la critique, la notation, et la déconnection (peu importe la raison, justifiée ou pas...), voulant des courses sans rien offrir de plus que leur disponibilité.
 
Ça fait longtemps que les plate-formes , toutes les plate-formes ne cherchent qu'un chauffeur au volant disponible, peu importe la voiture, la qualité de service, le chauffeur et peu importe le temps qu'il reste dans la matrice.

Et ils attirent tout ces fonds de tiroir cas sociaux adeptes de la "liberté" et de l'effort minimal, refusant la critique, la notation, et la déconnection (peu importe la raison, justifiée ou pas...), voulant des courses sans rien offrir de plus que leur disponibilité.
J ai charge une cliente récemment qui travaille à l'usine. Elle a du faire un trajet rer pour zone industrielle.(j'ai du lui faire un prix tellement je sais que sa journée de travail correspondra à la moitié de son salaire)

Elle a dit qu elle avait pris citygo . Les chauffeurs sont tellement bête qu ils se sont trompés et sont parti au lieu d'arrivée à la place du lieu de départ.
 
Est ce qu’ils obtiendront satisfaction ?? 🤔🤔🤔
J’en doute fortement…

L’utilisation d’algorithmiques est largement utilisé de nos jours. Et cela, au sein même des services de l’Etat.

J’ai récemment été privé d’allocations chômage, parce que l’algorithme de pôle emploi avait détecté une « démission » de ma part. Qui s’avérait être une période d’essai non concluante. Malgré mes courriers explicatifs, je n’ai toujours aucune nouvelle depuis plusieurs mois.

Malheureusement, aujourd’hui les algorithmes rythment notre vie…
Waw je viens de me surprendre par un jeu de mots 🥳🤩

Uber pourra toujours se justifier que l’algorithme ne fait que détecter les cas suspects et que la CONFIRMATION se fait par une intervention humaine. Et le pétard fera pscchhiiiiiitttt
 
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Je suis dans le meme cas depuis plus d’un mois. Et malgré mes nombreux messages et échanges dans la rubrique « aide », je n’ai toujours pas eu d’explication sur ma suspension définitive. Ni le droit au comité d’appel pour me défendre. Je n’ai le droit qu’à des messages automatiques comme cités dans l’article.
J’hésite mème à prendre RDV dans une agence uber car je sais déjà leur réponse (nous ne nous occupons pas des suspensions définitives etc...)
J’ai bien peur que mon aventure avec uber s’arrête là sans possibilité d’explication ni de me défendre au cas où il y aurait eu un litige ou autre (chose que je ne pense pas, mis à part quelques clients mécontents mais rien de méchant et rien qui ne justifie cette sanction).
 
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Comment je me suis viré seul #allocab,
Ils m'ont harcelé par SMS et téléphone durant la course d'approche, j'ai raccroché au 2 ème appel en enguelant le mec! A la fin je me déconnecte et on me propose une autre course, je vire la nana en disant je ne voulais plus bosser avec eux.
J'ai supprimé l'application pour être tranquille, et j'ai envoyé un mail, l'échange a duré 3 ou 4 mails, a la fin ils se sont excusés. C'est quoi ces applications qui te tracent même en étant déconnecté....
Il faut la supprimer pour être tranquille.
 
Comment je me suis viré seul #allocab,
Ils m'ont harcelé par SMS et téléphone durant la course d'approche, j'ai raccroché au 2 ème appel en enguelant le mec! A la fin je me déconnecte et on me propose une autre course, je vire la nana en disant je ne voulais plus bosser avec eux.
J'ai supprimé l'application pour être tranquille, et j'ai envoyé un mail, l'échange a duré 3 ou 4 mails, a la fin ils se sont excusés. C'est quoi ces applications qui te tracent même en étant déconnecté....
Il faut la supprimer pour être tranquille.
Salut Serge,
Pas la peine de s'énerver.
Quand je veux qu'ils me laissent tranquille, je passe en mode Avion et puis voila.
Mais évidemment, il ne faut pas avoir qu'un seul téléphone, sinon ça marche pas...
 
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