- 14 Décembre 2016
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- Localité
- Paris
- Véhicule
- Toyota Prius 4
Uber et Rivian : Le Duo Électrique qui Bouscule le Futur
C’est une annonce qui a fait l'effet d'une décharge électrique sur le marché de la tech et des transports : Uber s’apprête à investir jusqu’à 1,25 milliard de dollars dans le constructeur américain de véhicules électriques Rivian. L’objectif ? Déployer une méga-flotte de 50 000 robotaxis entièrement autonomes d’ici la fin de la décennie.
Voici pourquoi cet accord est bien plus qu’une simple commande de véhicules et comment il pourrait redéfinir les équilibres à la bourse mondiale.
Un plan de route ambitieux : 2028 en ligne de mire
Le partenariat se déroulera en plusieurs étapes clés. Dans un premier temps, Uber injectera 300 millions de dollars pour acquérir environ 1,6 % du capital de Rivian. Si les étapes technologiques et réglementaires sont franchies, l'investissement total atteindra 1,25 milliard de dollars d'ici 2031.
Le déploiement concret devrait débuter en 2028 dans les rues de San Francisco et de Miami avec 10 000 robotaxis du modèle R2.
À terme, Uber prévoit d’étendre ce service à 25 villes à travers les États-Unis, le Canada et l'Europe.
La dimension stratégique : Uber, le chef d'orchestre de l'autonomie
Pour Uber, cet accord s'inscrit dans une **stratégie de diversification massive**. L'entreprise ne veut pas dépendre d'un seul fournisseur. Elle tisse une toile complexe de partenariats avec les plus grands acteurs du secteur :
* Zoox (Amazon pour des services à Las Vegas et Los Angeles.
* Waymo (Alphabet), déjà opérationnel dans plusieurs villes américaines.
* Lucid, Hyundai (Motional) et même le Chinois Baidu font partie de cet écosystème.
En intégrant Rivian, Uber mise sur un constructeur qui prône une intégration verticale totale (production, logiciel et infrastructure logistique gérés en interne), un modèle qui a particulièrement séduit le patron d'Uber, Dara Khosrowshahi. De plus, ces véhicules seront "biberonnés" aux puces IA de Nvidia, un moteur technologique indispensable pour atteindre l'autonomie de niveau 4 sans intervention humaine.
Quel potentiel pour la bourse mondiale ?
L’impact sur les marchés financiers ne s’est pas fait attendre. Lors de l’annonce, le titre de Rivian a bondi de 3,48 % à Wall Street, porté par la perspective de revenus massifs et d'une validation de sa technologie par un géant mondial.
Pour les investisseurs, cet accord transforme la perception du risque :
1. Pour Rivian : C'est une bouffée d'oxygène financière alors que l'entreprise a perdu plus de 5 milliards de dollars l'an dernier. L'entrée d'Uber au capital est un gage de stabilité.
2. Pour Uber : Bien que l'action ait légèrement reculé de 0,70 % juste après l'annonce (due au coût de l'investissement), les analystes y voient un coup d'accélérateur majeur
En se transformant en plateforme de gestion de flottes autonomes, Uber réduit sa dépendance aux chauffeurs humains et améliore potentiellement ses marges à long terme.
3. Le secteur de l'IA : Le lien entre ces robotaxis et les processeurs Nvidia renforce encore la domination des valeurs liées à l'intelligence artificielle sur les indices boursiers mondiaux.
L’alliance Uber-Rivian marque un tournant. On ne parle plus de science-fiction, mais d'un modèle économique concret en cours de déploiement. Pour le grand public, cela signifie des trajets sans chauffeur d'ici quelques années.
Pour les investisseurs, c'est le signal que la course à l'autonomie est entrée dans sa phase industrielle la plus sérieuse.
C’est une annonce qui a fait l'effet d'une décharge électrique sur le marché de la tech et des transports : Uber s’apprête à investir jusqu’à 1,25 milliard de dollars dans le constructeur américain de véhicules électriques Rivian. L’objectif ? Déployer une méga-flotte de 50 000 robotaxis entièrement autonomes d’ici la fin de la décennie.
Voici pourquoi cet accord est bien plus qu’une simple commande de véhicules et comment il pourrait redéfinir les équilibres à la bourse mondiale.
Un plan de route ambitieux : 2028 en ligne de mire
Le partenariat se déroulera en plusieurs étapes clés. Dans un premier temps, Uber injectera 300 millions de dollars pour acquérir environ 1,6 % du capital de Rivian. Si les étapes technologiques et réglementaires sont franchies, l'investissement total atteindra 1,25 milliard de dollars d'ici 2031.
Le déploiement concret devrait débuter en 2028 dans les rues de San Francisco et de Miami avec 10 000 robotaxis du modèle R2.
À terme, Uber prévoit d’étendre ce service à 25 villes à travers les États-Unis, le Canada et l'Europe.
La dimension stratégique : Uber, le chef d'orchestre de l'autonomie
Pour Uber, cet accord s'inscrit dans une **stratégie de diversification massive**. L'entreprise ne veut pas dépendre d'un seul fournisseur. Elle tisse une toile complexe de partenariats avec les plus grands acteurs du secteur :
* Zoox (Amazon pour des services à Las Vegas et Los Angeles.
* Waymo (Alphabet), déjà opérationnel dans plusieurs villes américaines.
* Lucid, Hyundai (Motional) et même le Chinois Baidu font partie de cet écosystème.
En intégrant Rivian, Uber mise sur un constructeur qui prône une intégration verticale totale (production, logiciel et infrastructure logistique gérés en interne), un modèle qui a particulièrement séduit le patron d'Uber, Dara Khosrowshahi. De plus, ces véhicules seront "biberonnés" aux puces IA de Nvidia, un moteur technologique indispensable pour atteindre l'autonomie de niveau 4 sans intervention humaine.
Quel potentiel pour la bourse mondiale ?
L’impact sur les marchés financiers ne s’est pas fait attendre. Lors de l’annonce, le titre de Rivian a bondi de 3,48 % à Wall Street, porté par la perspective de revenus massifs et d'une validation de sa technologie par un géant mondial.
Pour les investisseurs, cet accord transforme la perception du risque :
1. Pour Rivian : C'est une bouffée d'oxygène financière alors que l'entreprise a perdu plus de 5 milliards de dollars l'an dernier. L'entrée d'Uber au capital est un gage de stabilité.
2. Pour Uber : Bien que l'action ait légèrement reculé de 0,70 % juste après l'annonce (due au coût de l'investissement), les analystes y voient un coup d'accélérateur majeur
En se transformant en plateforme de gestion de flottes autonomes, Uber réduit sa dépendance aux chauffeurs humains et améliore potentiellement ses marges à long terme.
3. Le secteur de l'IA : Le lien entre ces robotaxis et les processeurs Nvidia renforce encore la domination des valeurs liées à l'intelligence artificielle sur les indices boursiers mondiaux.
L’alliance Uber-Rivian marque un tournant. On ne parle plus de science-fiction, mais d'un modèle économique concret en cours de déploiement. Pour le grand public, cela signifie des trajets sans chauffeur d'ici quelques années.
Pour les investisseurs, c'est le signal que la course à l'autonomie est entrée dans sa phase industrielle la plus sérieuse.











