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Info Marseille :Opération escargot des taxis ce mardi 27 janvier au matin contre la gestion municipale


Info Marseille :Opération escargot des taxis ce mardi 27 janvier au matin contre la gestion municipale


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La passion du VTC
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VTC
14 Décembre 2016
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Localité
Paris
Véhicule
Toyota Prius 4
Opération escargot des taxis marseillais ce mardi 27 janvier au matin contre la gestion municipale

Trois syndicats de professionnels appellent à une opération escargot ce mardi 27 janvier, à partir de 7 h, entre l’hôtel de ville et la préfecture. Ils dénoncent un "abus de pouvoir" dans la gestion de leur licence, dont la municipalité a la charge.
Ils décrivent "un blocage administratif" et "un abus de pouvoir" de la part des services de la Ville. Ce mardi 27 janvier, une partie des taxis marseillais "400 ou 500 chauffeurs" mènent une opération escargot, à partir de 7 h, entre la mairie et la préfecture.

pour cette mobilisation qui vise à dénoncer "une interprétation des textes par la municipalité" concernant la location-gérance ou le salariat d’un chauffeur par un titulaire d’ADS (autorisation de stationnement qui permet d’exercer le métier de taxi à Marseille). Depuis la fin de l’année, la Ville oblige en effet les loueurs à ne plus dissocier cette licence de la carte grise du véhicule d’exercice.

Une mesure "sans fondement juridique"

"La Ville applique aujourd’hui une réglementation sans fondement juridique, qui relève d’un agenda politique local, estime Rachid Boudjema, président du Syndicat des taxis marseillais, qui appelle à cette opération avec Taxi en route et Alliance FTI13. Cette mesure est un moyen déguisé d’empêcher les titulaires de licences de mettre leur ADS en location-gérance… Malgré plusieurs saisines au maire, nous n’avons aucun retour, ce qui nous conduit à monter d’un cran."

Si cette modification réglementaire agit donc comme un détonateur, c’est bien l’ensemble de la gestion municipale qui est visée par l’intersyndicale. "Le conseiller municipal en charge de notre activité veut verrouiller le service administratif, poursuit Rachid Boudjema. Les chauffeurs sont confrontés au marasme économique et à la concurrence déloyale des VTC : la seule réponse de cet élu est ce durcissement infondé des règles. C’est dans la droite ligne de son action, avec notamment la volonté de délivrer de nouvelles ADS, ce qui n’entraînera qu’une nouvelle baisse de notre activité."

"Pas d’amélioration dans l’immobilisme"
Le conseiller municipal (DVG) en charge du dossier, Sami Benfers, répond "avoir reçu une note de la préfecture pour faire appliquer la loi" et présente "une décision largement examinée par les services juridiques de la Ville".
"Aujourd’hui, une partie des taxis se complaisent dans un système obsolète, livre-t-il. Sur la location-gérance, je me conforme simplement à la loi. Le service administratif passe aujourd’hui au numérique et je viens de signer l’appel d’offres pour le début de l’étude indépendante qui doit décider de la création de nouvelles licences et d’un nouvel opérateur… Les professionnels veulent améliorer leur activité mais aucune amélioration ne naîtra de l’immobilisme."
Pour trancher entre deux camps qui semblent irréconciliables, l’intersyndicale "en appelle désormais au préfet" et veut mettre "la Ville et les services de l’État face à leurs responsabilités".
 



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