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Info Le gouvernement favorable à ce que les chauffeurs VTC ou livreurs indépendants puissent voter à des élections syndicales


Info Le gouvernement favorable à ce que les chauffeurs VTC ou livreurs indépendants puissent voter à des élections syndicales

  • Auteur de la discussion AZF
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AZF

La passion du VTC
MODO
VTC
14 Décembre 2016
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Localité
Paris
La première élection, en cas de validation du gouvernement, aura lieu au courant de l’année 2022, avec deux scrutins, un pour les chauffeurs VTC, l’autre pour les livreurs.

Le gouvernement souhaite que les chauffeurs VTC ou livreurs indépendants puissent voter à des élections syndicales, selon les informations de franceinfo vendredi 5 mars. Cette proposition a été formulée par l’ancien DRH d’Orange, Bruno Mettling, chargé en décembre dernier par l'exécutif de travailler sur une représentativité syndicale au sein de ces métiers, dits "ubérisés".
Un minimum d'ancienneté requis qui reste à déterminer
Selon les informations de franceinfo, la première élection, en cas de validation du gouvernement, aura lieu au courant de l’année 2022, avec deux scrutins, un pour les chauffeurs VTC, l’autre pour les livreurs. Chaque travailleur des plateformes, s’il cumule un minimum d’ancienneté (la mission propose six mois), pourra voter pour l’une des cinq grandes confédérations syndicales, ou bien pour un collectif déjà constitué. Il s'agirait d'une élection nationale à un seul tour. Ces propositions ont été présentées en début de semaine par la mission Mettling aux différents acteurs du secteur.
>> "Je pense qu'on est sur le bon chemin" : des livreurs à vélo se regroupent en coopératives pour échapper à la précarité.
Les chauffeurs VTC et les livreurs sont des travailleurs juridiquement indépendants. Mais en réalité totalement dépendants économiquement des plateformes qui font l’interface avec leurs clients. Du salariat déguisé reconnu par plusieurs décisions de justice. Avec ces élections, les représentants des travailleurs des plateformes pourraient enfin négocier sur tout un tas de sujets. Et notamment le prix des courses. "Depuis des années, les plateformes refusent qu'on puisse discuter du prix des courses alors que c'est la clé de voûte de toutes les contestations depuis des années", explique à franceinfo Jérôme Pimot, président du collectif des livreurs autonomes parisiens (CLAP).
"Là, on va enfin pouvoir négocier un prix, un tarif, que l’on puisse se construire une rémunération, c’est-à-dire qu'on soit payé pendant qu'on attend une course, qu'on soit payé quand on roule à vide."
Jérôme Pimot (CLAP)
à franceinfo
Autre sujet explosif, la protection sociale, en cas de maladie ou d’accident du travail par exemple. Aujourd’hui, elle n’existe pas ou a minima. Faut-il la rendre obligatoire dans les sujets à négocier ? Certains collectifs craignent de se voir imposer des assurances privées, avec peu de garanties. Ce qu’ils veulent, c’est que les travailleurs puissent choisir eux même, avec une aide financière. Et que cette assurance soit attachée à la personne et non à une plateforme.
Du côté du ministère du Travail, on affirme accueillir favorablement les propositions de la mission Mettling et les modalités qui entourent la future élection pour représenter les travailleurs de plateforme. Le 12 mars prochain, la mission dévoilera l’ensemble de son projet. Sauf modification, le gouvernement la retranscrira dans une ordonnance à la fin du mois d’avril.

Élections syndicales pour les VTC et les livreurs : "Cela va dans le bon sens", mais "il y a peut-être un loup", s'interroge la CGT des coursiers de la Gironde

Invité de franceinfo, Arthur Hay, le secrétaire général de la CGT des coursiers de la Gironde, rappelle que les VTC et les livreurs indépendants ont "très peu de droits". Il se réjouit de la proposition faite par le gouvernement mais doute que celle-ci aille au bout.

Le gouvernement est favorable à ce que les chauffeurs VTC ou livreurs indépendants puissent voter à des élections syndicales. Chaque travailleur des plateformes, s’il cumule un minimum d’ancienneté qui reste à fixer, pourra voter pour l’une des cinq grandes confédérations syndicales, ou bien pour un collectif déjà constitué. "Cela va dans le bon sens", mais "je me dis qu'il y a peut-être un loup", a réagi, vendredi 5 mars sur franceinfo, Arthur Hay, secrétaire du syndicat CGT des coursiers de la Gironde.

franceinfo : Est-ce une bonne nouvelle pour vous ?
Arthur Hay :
Cela va dans le bon sens. On a très peu de droits en tant que travailleurs de plateformes que ce soit chez les VTC ou les livreurs, mais aussi dans d'autres catégories de travailleurs ubérisés qui ne sont pas pris en compte dans ces prévisions d'ordonnances. Tout est dans les modalités. Qui va pouvoir se présenter ? On a déjà vu dans certains pays des syndicats sans travailleurs à l'intérieur présenter des conventions collectives préparées main dans la main avec les plateformes sans consultation des travailleurs. On va vraiment regarder le détail. On lutte depuis des années contre des plateformes et contre un gouvernement qui aide ces plateformes à mettre en place la paupérisation du travail. Je me dis qu'il y a peut-être un loup, cela ne nous surprendrait pas. Après, s'il y a des élections qui permettent de mettre en place une vraie représentation et qu'on peut négocier certaines de nos revendications, c'est très bien.

Quel est le premier sujet à négocier ?
Le prix. Comment est-ce qu'on est rémunéré par rapport à la valeur que l'on crée pour les plateformes, évidemment c'est extrêmement important. Cela doit nous permettre de vivre correctement et puisque les plateformes ne nous paient pas d'assurance, de protection sociale, ou de retraite, ils doivent être plus élevés. On veut avoir accès à toutes les branches de la sécurité sociale. On a un métier qui est assez dangereux où il y a peu de surveillance en termes de santé au travail. On veut que les plateformes soient rendues responsables de cette santé et sécurité au travail. Je pense que la reconnaissance du statut d'employeur des plateformes permettrait une plus grande avancée.

La plateforme Just Eat lance une flotte de coursiers en CDI. Est-ce une bonne chose ?
On surveille ça de près évidemment. Cela prouve une chose, c'est que le modèle salarié n'est pas incompatible avec le marché de la livraison de repas, ce que longtemps les plateformes nous ont fait croire. Aujourd'hui, on a un gros investissement d'une entreprise pour embaucher en CDI des livreurs. On va regarder ça attentivement et on verra à quel point les conditions de travail reflètent nos aspirations en tant que livreurs.

Élections syndicales pour les VTC et les livreurs : "Cela va dans le bon sens", mais "il y a peut-être un loup", s'interroge la CGT des coursiers de la Gironde
 
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stephvitry1

Zoneur Reconnu
VTC
UBER
30 Janvier 2017
993
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Localité
Paris
La France est devenu un pays paralysé et paralysant pour ceux qui veulent créer...... Je vois pas ce que cela pourrait changer de toute façon quand un syndicaliste parle trop fort on lui propose une place dans un parti politique et il prendra la forme du moule dans lequel on va le mettre..... exemple de Mr Martin pour le cas des aciéries de Florange......je me battrais qu il disait.....oui mais ce que l'on ne savais pas c est que c était pour son avenir qu il se battait.........
Ah le pouvoir.......ça devrait faire parler mais finalement ça les fait tous taire.......où sont ces grands hommes qui on fait l histoire ???? Peut être aussi ont ils mis un algorithme a la place de nos politiques ????? Uber sort de ce corps...........
Bon allez je me tais juste un petit coup de gueule contre ces gens qui se disent vouloir décider à notre place.........
Bon un grand merci à notre informateur principal ....merci Monsieur AZF @AZF
 
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