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Avis Retour manifestation du 24 novembre


Driv'R

Driv'R

Zoneur Averti
VTC
UBER
14 Novembre 2016
605
200
Lieu
Lyon
#1
Je ne connais pas ce monsieur, mais ce message poste sur Facebook me parait intéressant.


Hier, jeudi 24 novembre 2017, il y a eu une mobilisation de chauffeurs VTC un peu partout en France, dont une à Marseille devant la Préfecture des Bouches-du-Rhône.

On n'a pas tout compris mais il s'agirait de chauffeurs indépendants qui revendiquent :

-de se partager à partir du 1er janvier 2018 la clientèle des plateformes uniquement entre VTC puisque la loi Grandguillaume interdira dans les zones du PDU de + de 100 000 habitants l'activité en tant que LOTI

-d'être dépendants des plateformes à un prix minimum

-d'instaurer un quota d'heures maximum de conduite pour ces chauffeurs Uber...pardon VTC.

En fait, ils veulent que l'état réglemente comme chez les taxis.

J'ironise volontiers car je sais que l'attention sera portée sur le segment de la relation des chauffeurs VTC envers les plateformes que je théâtralise ci dessus.

Mais, jusqu'à preuve du contraire, les prix ne sont-ils pas libres dans le VTC ?

Un examen n'est-il pas mis en place pour garantir l'accès à cette profession réglementée?

Les chauffeurs ne sont-ils pas indépendants et ont ils bien le choix avant de se lancer dans le grand bain de l’entrepreneuriat?

Peuvent-ils décider de travailler avec un opérateur avant de se retrouver en état de détresse financière?

Des formations à la chambre des métiers ne sont-elles pas prodiguées pour les néo entrepreneurs pour leur inculquer les bases de la gestion financière d'une entreprise, sans oublier la formation VTC, qui débouche sur un examen cela dit au passage?

Un VTC ne se distingue-t-il pas d'emblée par la qualité de service fournie aux usagers?

Et, par dessus tout, un VTC n'est-il pas censé travailler uniquement sur réservation?


Les plateformes de mise en relation, Uber en tête, depuis qu'elles sont arrivées, ont utilisé le modèle économique de la sous-traitance déguisée, sans pour autant le clarifier contractuellement car cela les obligerait à un garantir un minimum de chiffre d'affaires vis avis des chauffeurs qu'ils exploitent pour dégager leurs marges, appelées communément "frais de services".

Pour autant, la frontière est mince entre sous traitance et salariat, car les chauffeurs, via leur statut d'indépendant, réclament des droits à ces opérateurs comme s'il s'agissait de leur employeur.
Il réclament des prix minimum, une couverture sociale, un temps de travail, etc...et se retrouvent même à faire grève, en faisant pendre l'épée de Damoclès de la déconnexion si l'opérateur ne donnait pas satisfaction à leurs revendications.
Tout cela est entretenu par l'opérateur lui-même qui les traite comme ses employés, pour ne pas dire ses esclaves, car il les recrute, leur donne des directives, puis les vire sans ménagement s'ils ne rentrent pas dans le cadre de leur "business model", sans les contraintes liées aux ruptures de contrats régies par le code du travail français.

La qualité fournie aux usagers s'en retrouve bien souvent impactée car le chauffeur n'envisage pas de fournir des efforts pour un manque de considération manifeste aussi bien de la part des plateformes mais aussi des usagers clients de ces dernières.

Il faut préciser cependant qu'un aspect important du code des transports est bafoué sans relâche : La maraude sur la voie publique, en attente de commande de clients des plateformes.

Aujourd’hui, si je suis chauffeur VTC indépendant, je ne dois pas faire le même métier que les manifestants qui revendiquent la becquée qu'on leur tend la bouche ouverte.

Si, grace à la loi Grandguillaume et son application avant la fin de l'année 2017, dans le nid, les oisillons les plus forts ont réussi à éjecter les LOTI, plus faibles, hors du nid pour que maman oiseau leur serve leur repas directement dans la bouche, composé de clients des plateformes non prêts à payer un juste prix, il est temps que les chauffeurs comprennent qu'ils doivent vite apprendre à voler de leurs propres ailes pour aller chasser eux-mêmes de plus grosses proies, plus consistantes (clients professionnels, entreprises, etc...) qui leur permettront de garantir la pérennité de leur affaire.

La débauche d'énergie déployée à jacasser pour débiter des incohérences grosses comme la cylindrée de leur véhicule devrait se changer en une dynamique autour d'un groupement capable de négocier avec de grands groupes qui ont des besoins en mobilité, pour permettre à ces chauffeurs de prendre conscience de leur seuil de rentabilité et de développer la marge à appliquer, avec une mise en place de prix libres pour des transports de qualité, sans le concours de l'état, pour réellement travailler sur réservation avec des plannings et des parcours cohérents qui ne pourront qu'améliorer leur productivité en fonction de leur temps de présence sur le terrain.

Les plateformes ne devront servir que de bouche-trous pour les temps à vide entre deux réservations, si vraiment les chauffeurs ressentent le besoin d'améliorer leur productivité, si il reste cependant des clients masochistes qui souhaitent toujours adopter les services des plateformes.
Ces mêmes chauffeurs peuvent également déployer des efforts pour convertir ces clients de plateformes à leurs politiques tarifaires pour n'avoir à partager avec personne leur CA mais à un prix clairement annoncé supérieur au préalable.
Si le client habitué aux plateformes n'est pas prêt à payer le juste prix d'une prestation de transport de qualité sur réservation, que ce client reste sur les plateformes.

Beaucoup diront qu'ils ne savent pas prospecter, qu'ils n'arrivent pas à vendre plus cher que les plateformes multinationales ou d'autres obscures bonnes raisons.

Pouvez-vous me dire que si un cuisinier ouvre un restaurant, ne doit-il pas savoir cuisiner?

Si une pizzeria s'ouvre pour faire de la livraison à domicile, doit-elle compter sur les plateformes ALLO RESTO, Pizza-fr, et compagnie pour se faire sa clientèle ou doit-elle avoir sa propre stratégie commerciale pour n'avoir à partager avec personne?

On ne naît pas patron d'une entreprise VTC, on le devient. Et si on a du mal à se coordonner seul, on s'entoure de partenaires de confiance pour former un réseau, ne serait-ce que de quelques chauffeurs pour faire face à la demande de qualité.

Oui! Au départ, c'est difficile quand on n'a pas de clients et on est un peu obligé de faire de la plateforme, mais il faut s'en défaire progressivement au fur et à mesure que l'on convertit la part de son CA privé pour qu'elle devienne plus importante.

De par cette lettre ouverte, je déclare en mon nom personnel et en tant que chauffeur VTC que je ne me reconnais pas dans ces actions menées un peu partout car je demeure libre, indépendant de par mon statut juridique, ma politique tarifaire, mes heures de travail pour développer mon entreprise et mes choix de collaboration.

Je ne me sens pas concerné par un quelconque prix minimum puisque ceux que je pratique sont de facto supérieurs à ceux des plateformes de mise en relation.

De même, je ne souhaite pas qu'on m’empêche d'assurer les réservations de mes clients privés sur une large amplitude horaire sous prétexte de sauvegarde de la sécurité, car la productivité n'est pas la même que l'on travaille ou pas sur les plateformes.

Il est plus judicieux d'instaurer un nombre d'heures maximal de connexion aux plateformes, cela obligerait les chauffeurs à chercher leur clientèle privée.

Il est temps aussi que les organes de contrôle et de répression (BRS, DDPP) se penche sur le problème de la maraude, car le fond du problème de la relation entre les chauffeurs et les plateformes demeure en la capacité d'accepter autant de courses que possible sur la voie publique , qui est le droit exclusif des taxis.

Je prends position non pas pour diviser dans les rangs des instigateurs de ces mouvements, mais pour tenter d'éveiller les consciences sur un autre modèle de considération de notre profession, qui demeure possible si on réfléchit à l'ensemble des points que j'ai évoqués.

Voici donc la synthèse de ces points que je soulèverai lors de la prochaine commission locale consultative sur le transport particulier de personnes à la préfecture des Bouches-du-Rhône.

Rafik Chahbi
President de la Fédération des Exploitants VTC de Marseille et de la Région PACA
fevtcpaca@gmail.com
 


Stabilo Boss

Stabilo Boss

Zoneur Vérifié
CAPA
4 Novembre 2015
256
64
Lieu
Paris
#2
Il y a des choses avec lesquelles je suis d'accord et d'autres non.
En tout cas ca confirme ce que je dis. Après la guerre VTC vs LOTI on va vers une nouvelle guerre VTC clients privés vs VTC appli. Il y a clairement des enjeux différents pour ces deux catégories. Cela explique le manque de mobilisation pour les différentes grèves. Tout le monde ne se reconnaît pas derrière les revendications. Alors on met en avant une revendication racoleuse : mise en place d'un tarif minimum. Mais en réalité la véritable motivation cest de ne pas voir arriver une foule de chauffeurs via équivalence en empêchant de laisser un délai à ceux qui ont entammé les démarches.
 


atilla

atilla

Zoneur Reconnu
VTC
15 Janvier 2017
497
132
Lieu
Paris
#3
Pour ma part ceux qui me pose problème c’est : le tarif très bas à 1,05€ le km et qu’il y ait trop de chauffeur !
Si le prix passer ne serait à 1,15 avec com à 17 max pour Uber et que 30% des chauffeurs sautent pas besoin de clients privés en faisant du 8h on fait largement 250€ la journée !
 


Stabilo Boss

Stabilo Boss

Zoneur Vérifié
CAPA
4 Novembre 2015
256
64
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Paris
#4
Pour ma part ceux qui me pose problème c’est : le tarif très bas à 1,05€ le km et qu’il y ait trop de chauffeur !
Si le prix passer ne serait à 1,15 avec com à 17 max pour Uber et que 30% des chauffeurs sautent pas besoin de clients privés en faisant du 8h on fait largement 250€ la journée !
Ok donc pour t'en sortir toi, on fait sauter les autres cest ca? Avec quelle justification? Pourquoi eux et pas toi qui saute?
 


fourmie

fourmie

Zoneur Reconnu
CAPA
16 Novembre 2015
429
154
Lieu
Paris
#5
Dans métier il ya mille situation de chauffeur , il ya chauffeur application , chauffeur privé et chauffeurs à mi temps donc le chauffeur qui fait le privé il a comme argument la maraude électronique il dénonce en espérant que il vont l interdire et comme ça pour lui il aura plus de client , pour celui qui fait de l application c est facile pour lui et très difficile d avoir une clientèle privée en même temps je le comprends donc il demande une augmentation des prix et aussi des horaires encadré et une réglementation encadré et celui qui est chauffeur a mis temps il est plus du côté du chauffeur application donc dans ce conflit il ya beaucoup d hypocrites et égoïste et des manipulateurs et en finalité chaque un aura ce que il a sème , donc faite les choses bien si vous voulez le bien
 


Stabilo Boss

Stabilo Boss

Zoneur Vérifié
CAPA
4 Novembre 2015
256
64
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Paris
#6
Dans métier il ya mille situation de chauffeur , il ya chauffeur application , chauffeur privé et chauffeurs à mi temps donc le chauffeur qui fait le privé il a comme argument la maraude électronique il dénonce en espérant que il vont l interdire et comme ça pour lui il aura plus de client , pour celui qui fait de l application c est facile pour lui et très difficile d avoir une clientèle privée en même temps je le comprends donc il demande une augmentation des prix et aussi des horaires encadré et une réglementation encadré et celui qui est chauffeur a mis temps il est plus du côté du chauffeur application donc dans ce conflit il ya beaucoup d hypocrites et égoïste et des manipulateurs et en finalité chaque un aura ce que il a sème , donc faite les choses bien si vous voulez le bien
Complètement d'accord, il y a autant de situations différentes qu'il y a des chauffeurs. Donc les intérêts des un n'est pas forcément les intérêts des autres
 


fourmie

fourmie

Zoneur Reconnu
CAPA
16 Novembre 2015
429
154
Lieu
Paris
#7
Complètement d'accord, il y a autant de situations différentes qu'il y a des chauffeurs. Donc les intérêts des un n'est pas forcément les intérêts des autres
Complètement d'accord, il y a autant de situations différentes qu'il y a des chauffeurs. Donc les intérêts des un n'est pas forcément les intérêts des autres
Les applications il son la et il vont rester , je pense que il faudrait un syndicat pour les intérêts des chauffeurs parce-que ceux qui manifestent avec sayah il va ce retourner contre les chauffeurs application et il le dit que il faut arrêter la maraude électronique , on ce moment il ce sere d eux et demain ceux qui font de l application et qui ce suive ce syndicat il va leur dire lui et c est ami que la maraude électronique elle sois arrête et il va appeler la ministre et il vont ce mettre avec les taxi pour stopper ça , voilà le futur scénario
 


Stabilo Boss

Stabilo Boss

Zoneur Vérifié
CAPA
4 Novembre 2015
256
64
Lieu
Paris
#8
Les applications il son la et il vont rester , je pense que il faudrait un syndicat pour les intérêts des chauffeurs parce-que ceux qui manifestent avec sayah il va ce retourner contre les chauffeurs application et il le dit que il faut arrêter la maraude électronique , on ce moment il ce sere d eux et demain ceux qui font de l application et qui ce suive ce syndicat il va leur dire lui et c est ami que la maraude électronique elle sois arrête et il va appeler la ministre et il vont ce mettre avec les taxi pour stopper ça , voilà le futur scénario
Merci!! Je le dis depuis le début que pour ceux qui bossent avec les appli, ce syndicat est contraire à leurs revendications
 


Cypheur

Cypheur

www.vtcblackline.fr
VTC
13 Mars 2017
1 836
582
Lieu
Marseille
#9
Bonjour à tous
Merci à l’auteur pour ce partage. Il y a en effet 10 situations pour 10 chauffeurs différents. Il y a comme dans toutes les professions les syndiqués et le non syndiqués.

Un chauffeur indépendant ne doit pas attendre d’un gouvernenment qu’il fixe les prix. C’est à lui de faire en sorte, comme tout entrepreneur, de faire vivre ça société et de pouvoir en vivre.
J’entends souvent les chauffeurs dire on est indépendant. Alors pourquoi attendre qu’un gouvernement vous fixe les tarifs. Pourquoi utiliser les applications quand celle-ci ne vous rapportent pas assez ? personne n’oblige à les utiliser.
J’entends également souvent les chauffeurs dire on est obligé de marauder de faire du Uber. peut-être qu’avant de foncer tête baissée chez Uber et les autres ils fallait étudier le marcher et les réglementations des diffèrents statuts.
Tous ça pour simplement dire que le transport de personne est un métier à part entière, avec ses règles et ses différentes branches.
Aujourd’hui beaucoup trop de chauffeurs l’ignorent et c’est certainement le plus grand mal de ce métier. 80% des chauffeurs (LOTI ou VTC) ne respectent pas les règles et pire trouvent ça normal.
Les LOTI font du VTC les VTC du LOTI et personne ne s’en sort.

Je ne juge personne. Chacun est libre de travailler celon l’approche qu’il lui correspond, avec appli, sans appli... Mais posez vous les bonnes questions et respecter vos professions. Il y a de la place pour tous quand chacun respecte les règle de sa profession. Peu importe les dires des pseudos syndicats ou des lobbies. Si vous êtes LOTI respecter les réglementations qui vous incombent. De même si vous êtes VTC.
Travaillez dans le respect mutuel des uns et des autres et en vous respectant vous même.
Bon courage à tous
 




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