Marche arrière pour les travailleurs Uber & Deliveroo


Ginholoko

Ginholoko

Membre
VTC
UBER
25 Avril 2018
17
9
Lieu
Paris
#1
Un mois après l’adoption de la loi “Avenir professionnel” par l’Assemblée nationale, le Conseil Constitutionnel censure l’une des propositions les plus novatrices du projet.

Ce projet de loi “pour la liberté de choisir son avenir professionnel” proposait diverses mesures et notamment la possibilité pour les plateformes en ligne telles que Uber ou Deliveroo d’établir une charte sociale avec ses travailleurs.

Encadrer les relations de travail entre Uber et ses chauffeurs: un rêve brisé?
L’article 66 de cette loi proposait aux plateformes en ligne d’établir une charte sociale avec leurs travailleurs. Cette charte aurait eu deux objectifs: protéger les travailleurs en leur attribuant plus de droits sociaux et éviter à tout prix la requalification en salariat. Comme un compromis entre employeur et travailleurs.

Parmi les droits sociaux, on aurait retrouvé une garantie de non-exclusivité, un revenu décent, un encadrement de la rupture de la relation de travail, … En somme, un encadrement des relations de travail plus protecteur pour les chauffeurs Uber et les livreurs Deliveroo.

L’amendement Taché, à l’origine de cet article, prévoyait également qu’au delà d’un certain seuil de chiffre d’affaires, le travailleur verrait son compte personnel de formation (CPF) alimenté: cela lui aurait permis de bénéficier de ce droit à la formation dont bénéficient les salariés.

Autant d’avancées sociales abandonnées, qui semblent ralentir encore un peu les coursiers de repas à domiciles et les chauffeurs Uber, dans leur quête pour des droits sociaux appropriés.

Abandon du projet: un bâton de plus dans les roues des livreurs Deliveroo?
La question des droits des travailleurs de ces plateformes en ligne est de plus en plus présente.

Au début de l’été un collectif de livreurs appelait à la grève des coursiers pour protester contre leurs conditions de travail jugées trop précaires. Au coeur des protestations: des coursiers en auto-entrepreneur à qui on impose un statut bien moins avantageux que celui de salarié.

Le statut d’auto-entrepreneur a été créé pour encadrer facilement son activité professionnelle, grâce à une structure simple et avantageuse. Cependant, les plateformes de livraison de repas telles que Deliveroo ou UberEats semblent plus se cacher derrière ce statut pour éviter les charges sociales qui incombent l’employeur lorsqu’il engage un salarié que pour promouvoir l’indépendance des travailleurs français.

Ajoutez à cela des problèmes d’assurance, des clauses d’exclusivité qui empêche d’aller voir ailleurs, des livraisons sous la pluie et vous obtiendrez des travailleurs bien mal lotis.

Le même schéma se retrouve chez les chauffeurs VTC qui choisissent de créer une SASU pour encadrer leur activité professionnelle à défaut de pouvoir signer un CDD ou un CDI.
 


Habs

Habs

Maître Zoneur
18 Mai 2016
1 053
347
Lieu
Paris
#2
Quand on voit ça sur le site de pôle emploi , on se dit qu'il n'y a plus rien à faire . Pôle emploi c'est censé être un diffuseur d'offres D'EMPLOI . On peut aller les voir avec le projet de se mettre en AE et eux doivent informer des possibilités d'aides selon les droits mais ça reste une démarche personnelle .

Là je suis sur le c.. de voir qu'ils diffusent ce type "d'offres" cette agence est de plus en plus lamentable .
Il faudrait peut être leur demander quel effet ça fait de se rendre complice des boîtes qui cherchent à détourner le statut pour en faire du salariat déguisé sans les contraintes . L'urssaf traquent les boîtes qui utilisent des AE aux clients exclusifs et pôle emploi rentre la dedans ???

L'offre n'est pas diffusée sur le salon de la franchise ou sur le salon de l'entrepreneur mais sur Pôle emploi !!
 

Pièces jointes



V40

V40

Maître Zoneur
VTC
UBER
21 Janvier 2015
2 130
758
Lieu
Bordeaux
#3
Lamentable de la part de pôle emploi, qui n'en est plus à une aberration près. Uber n'a jamais été un employeur pour les chauffeur, mais un apporteurs d'affaire, qu'on le veuille ou non c'est comme ça.
 


Habs

Habs

Maître Zoneur
18 Mai 2016
1 053
347
Lieu
Paris
#4
Je ne sais pas pour quelle boîte est l'offre mais une "offre d'emploi " avec le mention statut AE demandé sans commentaire ...

En plus" rejoignez nous" comme si c'était pour intégrer une équipe ...
 


Eduardo

Eduardo

Zoneur Vérifié
TAXI
25 Avril 2016
116
51
Lieu
Paris
#5
Un mois après l’adoption de la loi “Avenir professionnel” par l’Assemblée nationale, le Conseil Constitutionnel censure l’une des propositions les plus novatrices du projet.

Ce projet de loi “pour la liberté de choisir son avenir professionnel” proposait diverses mesures et notamment la possibilité pour les plateformes en ligne telles que Uber ou Deliveroo d’établir une charte sociale avec ses travailleurs.

Encadrer les relations de travail entre Uber et ses chauffeurs: un rêve brisé?
L’article 66 de cette loi proposait aux plateformes en ligne d’établir une charte sociale avec leurs travailleurs. Cette charte aurait eu deux objectifs: protéger les travailleurs en leur attribuant plus de droits sociaux et éviter à tout prix la requalification en salariat. Comme un compromis entre employeur et travailleurs.

Parmi les droits sociaux, on aurait retrouvé une garantie de non-exclusivité, un revenu décent, un encadrement de la rupture de la relation de travail, … En somme, un encadrement des relations de travail plus protecteur pour les chauffeurs Uber et les livreurs Deliveroo.

L’amendement Taché, à l’origine de cet article, prévoyait également qu’au delà d’un certain seuil de chiffre d’affaires, le travailleur verrait son compte personnel de formation (CPF) alimenté: cela lui aurait permis de bénéficier de ce droit à la formation dont bénéficient les salariés.

Autant d’avancées sociales abandonnées, qui semblent ralentir encore un peu les coursiers de repas à domiciles et les chauffeurs Uber, dans leur quête pour des droits sociaux appropriés.

Abandon du projet: un bâton de plus dans les roues des livreurs Deliveroo?
La question des droits des travailleurs de ces plateformes en ligne est de plus en plus présente.

Au début de l’été un collectif de livreurs appelait à la grève des coursiers pour protester contre leurs conditions de travail jugées trop précaires. Au coeur des protestations: des coursiers en auto-entrepreneur à qui on impose un statut bien moins avantageux que celui de salarié.

Le statut d’auto-entrepreneur a été créé pour encadrer facilement son activité professionnelle, grâce à une structure simple et avantageuse. Cependant, les plateformes de livraison de repas telles que Deliveroo ou UberEats semblent plus se cacher derrière ce statut pour éviter les charges sociales qui incombent l’employeur lorsqu’il engage un salarié que pour promouvoir l’indépendance des travailleurs français.

Ajoutez à cela des problèmes d’assurance, des clauses d’exclusivité qui empêche d’aller voir ailleurs, des livraisons sous la pluie et vous obtiendrez des travailleurs bien mal lotis.

Le même schéma se retrouve chez les chauffeurs VTC qui choisissent de créer une SASU pour encadrer leur activité professionnelle à défaut de pouvoir signer un CDD ou un CDI.
Les VTC sont de salariés déguisés. Pas besoin de une nouvelle loi.
Les VTC sont de salariés déguisés. Pas besoin de une nouvelle loi.
Meme pour les locataires g7. Les prudhommes vienent de reconnaitre le statut salarie
 


T

taxidriver

Zoneur Averti
VTC
UBER
21 Avril 2018
518
130
Lieu
Paris
#6
Les VTC sont de salariés déguisés. Pas besoin de une nouvelle loi.

Meme pour les locataires g7. Les prudhommes vienent de reconnaitre le statut salarie
Exact j'ai entendu ça ! un procès qui a duré plus de 10 ans. Cela devrait faire jurisprudence à l'avenir parce qu'un collectif de VTC à intenter une action en justice contre Uber pour faire requalifier leur contrat d'indépendant en salarié. Affaire à suivre...
 


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