Il a vite senti l'arnaque avec Uber


Raz

Raz

Zoneur Vérifié
VTC
26 Février 2016
293
188
Lieu
Paris
#1
Je voulais vous faire part du témoignage de ce chauffeur et surtout faire prendre conscience au nouveau que Uber&co c'est pas l'eldorado.. réfléchissez avant de vous lancer !

JBrahime, 38 ans, Chauffeur Uber «J’ai vite senti que c’était une arnaque»

Sur la vitre de la Ford Mondeo quasi neuve, une affichette «18 990 euros à débattre». «Si je la vends, je ferme l’entreprise et je reprends un contrat de salarié», affirme Brahim. Pourtant, lorsqu’il entreprend de devenir chauffeur VTC mi-2016, ce père de famille de 38 ans est plein d’espoirs. Partout, des publicités promettent 8 000 euros de chiffre d’affaires par mois. Attiré par le magot, il quitte un poste en CDI pour monter sa propre entreprise de VTC. «J’ai très vite déchanté», reconnaît-il.

Quand Uber demande à ses chauffeurs de conduire un véhicule de moins de 6 ans, il investit. La société a noué un partenariat avec une concession à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), elle en informe les conducteurs par mail. Pour prétendre à des courses haut de gamme, Brahim cède. Il contracte un crédit et achète un nouveau véhicule à plus de 30 000 euros. Au bout de quelques semaines, il découvre les conditions réelles de son travail. «On ne décide de rien. Quelqu’un qui roule en 308 SW [un break familial, ndlr] est payé le même prix que moi. Uber prend 25 % de commission. Ils ont aussi créé Uber Pool, un système de covoiturage pour tuer le secteur. Ils se servent du VTC pour faire du taxi low-cost. J’ai vite senti que c’était une arnaque», admet Brahim.

Pour parvenir à vivre correctement, il travaille tous les jours de la semaine, parfois de 6 heures à 22 heures, les créneaux les plus intéressants étant «ceux de 6 à 10 heures et de 17 à 22 heures». Résultat, pour soixante-dix heures de courses, 1 300 euros de chiffre d’affaires dont il faudra ensuite déduire les charges. «Sans compter qu’en fin de soirée, les gens sont alcoolisés. Ils ne nous respectent pas, parce que la course vaut moins cher que s’ils prenaient le bus pour quatre personnes, et ils pensent qu’on doit avoir des bouteilles d’eau et des bonbons», décrit-il. Sa vie de famille s’étiole, il voit de moins en moins ses quatre enfants.

Le père de famille en est convaincu : «C’est une relation salarié-employeur ! Uber décide de tout, jusqu’au prix de la course. Ce n’est pas une plateforme de mise en relation.» Le chauffeur se sent piégé. Son activité ne lui assure pas de quoi vivre, mais il faut rembourser son emprunt. Pas d’échappatoire selon lui, quand toutes les autres applications ne sont que des «clones» d’Uber. Face à ce qu’il considère être une «injustice», il contacte un syndicat de la profession, le SCP-VTC, qui lui conseille de saisir les prud’hommes. Avec huit confrères, il décide de faire valoir ses droits «en tant que salarié» : frais de gazole, entretien du véhicule, assurance… Brahim constate, amer, qu’Uber a, ces dernières années, «accentué son recrutement en banlieue». «Là où il y a le plus de chômeurs, les gens sont motivés et pensent gagner de belles sommes. Mais ils ne sont pas formés pour assumer les responsabilités d’une entreprise», regrette-t-il. En attendant la décision du tribunal prévue en mars, Brahim tente de joindre les deux bouts. Sa femme ne travaille pas, lui touche environ 800 euros par mois de son activité. Toute la famille vit en HLM à Clamart (Hauts-de-Seine). Pas un mot de la société à son sujet, le seul échange s’est fait au tribunal par avocats interposés. Désormais, il a bon espoir qu’elle soit «mise face à ses responsabilités».

Gurvan Kristanadjaja
 




Loiseau99

Loiseau99

Zoneur Averti
VTC
UBER
HEETCH
22 Mai 2017
722
335
Lieu
Paris
#3
Je voulais vous faire part du témoignage de ce chauffeur et surtout faire prendre conscience au nouveau que Uber&co c'est pas l'eldorado.. réfléchissez avant de vous lancer !

JBrahime, 38 ans, Chauffeur Uber «J’ai vite senti que c’était une arnaque»

Sur la vitre de la Ford Mondeo quasi neuve, une affichette «18 990 euros à débattre». «Si je la vends, je ferme l’entreprise et je reprends un contrat de salarié», affirme Brahim. Pourtant, lorsqu’il entreprend de devenir chauffeur VTC mi-2016, ce père de famille de 38 ans est plein d’espoirs. Partout, des publicités promettent 8 000 euros de chiffre d’affaires par mois. Attiré par le magot, il quitte un poste en CDI pour monter sa propre entreprise de VTC. «J’ai très vite déchanté», reconnaît-il.

Quand Uber demande à ses chauffeurs de conduire un véhicule de moins de 6 ans, il investit. La société a noué un partenariat avec une concession à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), elle en informe les conducteurs par mail. Pour prétendre à des courses haut de gamme, Brahim cède. Il contracte un crédit et achète un nouveau véhicule à plus de 30 000 euros. Au bout de quelques semaines, il découvre les conditions réelles de son travail. «On ne décide de rien. Quelqu’un qui roule en 308 SW [un break familial, ndlr] est payé le même prix que moi. Uber prend 25 % de commission. Ils ont aussi créé Uber Pool, un système de covoiturage pour tuer le secteur. Ils se servent du VTC pour faire du taxi low-cost. J’ai vite senti que c’était une arnaque», admet Brahim.

Pour parvenir à vivre correctement, il travaille tous les jours de la semaine, parfois de 6 heures à 22 heures, les créneaux les plus intéressants étant «ceux de 6 à 10 heures et de 17 à 22 heures». Résultat, pour soixante-dix heures de courses, 1 300 euros de chiffre d’affaires dont il faudra ensuite déduire les charges. «Sans compter qu’en fin de soirée, les gens sont alcoolisés. Ils ne nous respectent pas, parce que la course vaut moins cher que s’ils prenaient le bus pour quatre personnes, et ils pensent qu’on doit avoir des bouteilles d’eau et des bonbons», décrit-il. Sa vie de famille s’étiole, il voit de moins en moins ses quatre enfants.

Le père de famille en est convaincu : «C’est une relation salarié-employeur ! Uber décide de tout, jusqu’au prix de la course. Ce n’est pas une plateforme de mise en relation.» Le chauffeur se sent piégé. Son activité ne lui assure pas de quoi vivre, mais il faut rembourser son emprunt. Pas d’échappatoire selon lui, quand toutes les autres applications ne sont que des «clones» d’Uber. Face à ce qu’il considère être une «injustice», il contacte un syndicat de la profession, le SCP-VTC, qui lui conseille de saisir les prud’hommes. Avec huit confrères, il décide de faire valoir ses droits «en tant que salarié» : frais de gazole, entretien du véhicule, assurance… Brahim constate, amer, qu’Uber a, ces dernières années, «accentué son recrutement en banlieue». «Là où il y a le plus de chômeurs, les gens sont motivés et pensent gagner de belles sommes. Mais ils ne sont pas formés pour assumer les responsabilités d’une entreprise», regrette-t-il. En attendant la décision du tribunal prévue en mars, Brahim tente de joindre les deux bouts. Sa femme ne travaille pas, lui touche environ 800 euros par mois de son activité. Toute la famille vit en HLM à Clamart (Hauts-de-Seine). Pas un mot de la société à son sujet, le seul échange s’est fait au tribunal par avocats interposés. Désormais, il a bon espoir qu’elle soit «mise face à ses responsabilités».

Gurvan Kristanadjaja
Mais au il arrête avec ces 6h 22h et 7/7pour 1300 eu de CA franchement je pense que c est la profession qui rassemble le plus de mytho ! Après pour avoir gain de cause tout les moyens sont bon !
 


U

User_13213

Invité
#4
C est comme partout, il y a des bons et des mauvais
Lui, il est très très mauvais
Désolé pour lui mais il a cumulé toutes les pires choses qui peut arriver dans cette profession
 


Jojo232

Jojo232

Zoneur Averti
VTC
UBER
LECAB
8 Janvier 2018
639
218
Lieu
Paris
#5
Mais au il arrête avec ces 6h 22h et 7/7pour 1300 eu de CA franchement je pense que c est la profession qui rassemble le plus de mytho ! Après pour avoir gain de cause tout les moyens sont bon !
Mais au il arrête avec ces 6h 22h et 7/7pour 1300 eu de CA franchement je pense que c est la profession qui rassemble le plus de mytho ! Après pour avoir gain de cause tout les moyens sont bon !
Je pense pas que l'erreur viennent de lui..Mais bon ce n'est pas le premier que je «rencontre» qui gagne 800 à 1200€ par mois.
En salaire.
 


Sam1989

Sam1989

Zoneur Vérifié
VTC
BOLT
UBER
KAPTEN
15 Novembre 2018
211
95
Lieu
Paris
#6
Il a raison de mentir au contraire, c’est pour tirez là sonnette d’alarme et dire que ce boulot n’est pas rentable en comparant le nombre d’heure que tu effectue, le prix du véhicule, l’essence etc ...
 


Cypheur

Cypheur

Maître Zoneur
MODO
VTC
LECAB
13 Mars 2017
2 487
924
Lieu
Marseille
#7
entre les tarifs bas et la comm le chauffeur vie pas. Alors peut-être que dans son témoignage il en rajoute (presse oblige) mais c'est la réalité. Combien de poste pour dire «on gagne pas assez, il n'y a plus courses...». Ca râle sur Uber et quand un gars met ca dans la presse il se fait limite descendre.
Ce que Uber affiche en revenu c'est le CA pas votre salaire.

Encouragez son combat ou arrêtez de manifester, ce sont bien les «Uber» qui manifestent a tout va contre leur conditions de travail et ce sont les mêmes qui vont descendre leur collègue quand il dénonce ouvertement dans la presse c'est mêmes conditions.
 


pedro92

pedro92

Chauffeur de Direction
VTC
4 Aout 2015
662
383
Lieu
Paris
#8
Combien ont cru comme lui que ce qui était écrit était vrai ? combien se sont arrêtés au CA sans regarder ce que coûte en frais divers une société ? Combien y croit encore aujourd'hui en dépit des retours de ceux qui y sont encore et galèrent , de ceux qui sont partis et expliquent pourquoi ?

Un mec gagne bien sa vie avec les applis, c'est un mytho, un mec crève de faim avec les applis, c'est un mytho.... c'est vraiment bizarre ce raisonnement, ici et sur les pages FB au sujet de ce chauffeur.
 


Quinctilis

Quinctilis

Zoneur Vérifié
VTC
UBER
26 Octobre 2016
178
82
Lieu
Paris
#9
Avec 1300 de CA par semaine en principe on s’en sort plutôt bien même en remboursant le véhicule, après si c’est 1300 de CA par mois pour 70h travaillées par semaine il y a un problème quelque part, bref l’article n’est pas assez précis, dans tous les cas je pense qu’il en a rajouter volontairement et c’est pas plus mal pour notre profession.
 


badfree1

badfree1

Zoneur Vérifié
VTC
BOLT
UBER
19 Avril 2017
269
126
Lieu
Paris
#10
Avec 1300 de CA par semaine en principe on s’en sort plutôt bien même en remboursant le véhicule, après si c’est 1300 de CA par mois pour 70h travaillées par semaine il y a un problème quelque part, bref l’article n’est pas assez précis, dans tous les cas je pense qu’il en a rajouter volontairement et c’est pas plus mal pour notre profession.
:mad:
Meme a 1300e semaine combien de benefice a la fin de lannee?on a juste une fiche de paie plus ou moins normal et encore...un chauffeur appli gagne bien sa "vie "si il fait 1800e semaine pour 50heures 60 heures mais comme sa nexiste plus...apres tt depends si vous declare vraiment tt chaque cas est differrent mais il ya plus dargent a faire pour le moment en appli
 


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